mercredi 22 août 2007

Tape la galette

La saison estivale à CIBL (radio communautaire de Montréal) est sur le point de se terminer. L'émission En filant ma quenouille, que je coanime les mardis soirs avec Stéphanie Teasdale, cessera le 4 septembre. La semaine suivante, mardi le 11, j'animerai seul une nouvelle émission intitulée, Tape la galette, qui sera diffusée de 22h00 à 23h00 après Tradosphère. Il y aura moins de propos et plus de musique. L'accent sera mis sur la chanson à répondre mais pas que ça. Je compte également faire jouer des reels et des complaintes. Une complainte par émission, why not ? Je prévois aussi chaque semaine présenter un " doublé " : 2 chansons ayant le même texte, interprétées différemment. Par exemple Ça va venir, découragez-vous pas. Attention, Nicolas nous dit (j'écoute son 4à5) que la chanson la plus demandée ces jours-ci à CFNJ c'est Ma vache d'Hommage aux aînés. Ça fait 3 mois qu'elle roule. De fait, c't'une bonne. Je me demande souvent si les groupes au moment d'enregistrer savent en studio quelle sera la chanson la plus populaire de l'album. Il arrive que les groupes n'en savent rien car pour éviter de se les faire "piquer" dans le cas où elles ne se trouvent encore sur aucun album ils se gardent de les jouer en spectacle (les groupes sont de plus en plus jaloux de leur trouvailles puisque plus rares). Si bien qu'en ne les jouant pas en spectacle ils n'ont pas le feed back d'un public qui les prépare à l'accueil qu'aura telle ou telle chanson. D'ailleurs, les spectacles donnent non seulement une bonne idée aux groupes des chansons que les spectateurs préfèrent mais informent tout autant un animateur radio de ce que les gens aiment entendre. Suffit d'écouter les gens crier " Ma vache, ma vache, ma vache,… ".

S'cuzez. Je vous disais quoi ? Ah oui ! Je parlais de doublés : deux chansons interprétées par 2 groupes ou 2 interprètes différents. Par exemple, Ça va venir découragez-vous pas par la Bolduc et cette même chanson par La Corde de bois. La comparaison est intéressante. Des triplés sont aussi envisageables mais je n'ai qu'une heure d'antenne par semaine. Je m'en tiendrai au doublé. L'émission Tape la galette sera probablement téléchargeable sur radiotrad.com comme l'est le 4 à 5 de Nicolas. J'aimerais un jour que de nombreuses émissions de musique traditionnelles soient disponibles sur ce site. Tradosphère animée par Jocelyn Thouin, Marc Bolduc et Christiane Campagna le sera peut-être. C'est l'émission traditionnelle la plus intéressante que je me souviens avoir entendu. J'écris aux gars demain.


L'équipe de Tradosphère: Jocelyn, Marc et Christiane

zzzzzzzzzz...

M'en est arrivé une bonne ce soir. Après le souper je me pointe à la piscine du YMCA où je nage régulièrement. Une fille à la réception me dit que la piscine n'ouvrira que dans 15 minutes. Je retourne attendre dans ma voiture. Je m'y assoupis et ne me réveille qu'une fois la piscine fermée !

mardi 21 août 2007

Peu de bobettes mais internet


Eric et Katia

Une chose m'amusait beaucoup alors que j'animais le 4 a 5 de CFNJ : savoir à quel endroit et dans quelles conditions les auditeurs écoutaient l'émission. Des gens m'ont raconté faire de longs détours en auto avant d'entrer à la maison après le boulot pour n'éteindre leur véhicule qu'à 17h00. Un Vietnamien de Saïgon m'a écrit qu'il écoutait le 4 à 5 régulièrement par internet (il a longtemps demeuré au Québec). Un chauffeur d'autobus m'a dit que sa radio au moment de ramener les enfants à la maison jouait à plein poumon entre 4 et 5. Une auditrice en vacances en République Dominicaine avait demandé au personnel d'un hôtel si elle pouvait répondre à ses courriels tout en écoutant son émission de trad préférée. Le personnel l'avait autorisé à utiliser un ordinateur dans un vaste bureau à air ouverte dans lequel il y avait quelques employés Dominicains qui avec elle ont tapé la galette. Sympa, non ? Mais de tous les auditeurs qui ont écoutés le 4 à 5 aucun ne l'a fait dans des conditions plus exotiques qu'Eric, un procureur de la Couronne au Yukon.

Je vous invite à lire quelques extraits d'un courriel qu'il m'a écrit récemment.

Coucou. Je suis content de t'envoyer quelques photos de mon expédition en Alaska. Avec ma blonde j'ai fait 24 jours de télémark avec le sac à dos. Une très longue randonnée de laquelle je ne pensais plus revenir vivant. Levé à 6h00. Départ à 7h30. Lunch à 11h00. Arrêt à 16h00. Montage du campement et préparation du souper. Le guide avait un ordinateur multifonctionnel relié wireless à internet !!! Tu me vois venir ? Au moment de préparer le souper je branchais son appareil sur cfnj.net comme j'ai coutume de le faire lorsque je suis au bureau. Le son était bien correct. Mon périple s'est fait durant la période où tu as remplacé Nicolas.

Partir en expédition aussi loin en ski avec son sac à dos rappelle la conquête de l'ouest par nos braves colons. 24 jours sous la tente sans eau courante. Ce voyage m'a appris que l'on se lave probablement trop souvent. Je n'ai pas touché à un savon de tout mon voyage. Une fille me demandait l'autre soir combien de bobettes j'avais apporté. Seulement 3, c'est à dire 2 de plus que mon guide. Écoute-bien celle-là. Le guide revenait d'une expédition aussi longue que celle-ci. Pas le temps de faire son lavage, le pauvre est reparti en expédition avec sa seule bobette crottée. Pressé de prendre sa douche à notre retour ? Pas pantoute. Le guide a d'abord pris la direction d'un débit de boisson pour étancher sa soif sans trop se soucier de ce qu'il "dégageait".

Eric Marcoux


Expédition en Alaska

lundi 20 août 2007

À propos de Bernard Simard

En jetant un œil sur le babillard des activités folkloriques de Sheena Paré-Queen, j'ai remarqué que Bernard Simard va se produire plusieurs fois en août et probablement de nombreuses autres fois d'ici la nouvelle année. Je me réjouis de lire qu'il a de nombreux spectacles à son agenda. Un interprète à découvrir. Qu'écris-je ? Est-ce qu'il se trouve des internautes qui consultent radiotrad et qui ne connaissent pas le beau Bernard ? Peut-être ne le saviez vous pas mais il a produit un album solo l'hiver dernier. Un album tout simple, sans prétentions sur lequel il chante dans un bar de Joliette accompagné de sa guitare. Bravo à Stéphane Arseneau qui a veillé à l'enregistrement. La qualité est très bonne (Meilleure encore que les enregistrements de la série TJB, c'est à la bonne franquette. C'est ben pour dire). C'est un album que j'écoute et réécoute depuis sa sortie. Je suis certain qu'il y a encore des gens qui ignorent l'existence de cette production (même parmi ces fans). Allez sur son site, Bernard vous explique comment vous le procurer http://www.bernardsimard.com/ . Curieusement je ne me souviens pas l'avoir vu en spectacle sinon en studio à CFNJ. Qu'est-ce que je raconte ? Je l'ai vu avec le Trio à 4 et Manigance. Bernard a été membre de ces formations et "quelques autres". Au delà d'une vingtaine. Depuis 30 ans il a travaillé avec d'innombrables musiciens de la scène traditionnelle ici et en Europe.



L'an dernier il est passé à CFNJ avec des amis pour y interpréter une dizaine de chansons. Souhaitons qu'il revienne. Le boss l'adore (il dit qu'il chante bien, avis que je partage). Il joue également très bien de la guitare (très-très bien).

Petite anecdote.
Robert Jourdain, folkloriste bien connu dans sa rue, me raconta qu'il avait fait une demande pour un programme d'aide fédérale (une espèce de bourse qui couvrait les frais de séjour d'un groupe trad dans un pays de l'Afrique francophone). L'aide lui a été refusé. Un seul groupe pouvait en bénéficier et c'était un autre que le sien (il jouait alors pour Chasse-Galerie). Un autre groupe que le mien. Ah bon ! Et qui donc est ce groupe de musique traditionnelle qui a été préféré demanda-t-il à la fonctionnaire ? Le groupe TABARNAK. Des années plus tard il a appris que Bernard en faisait partie. Bernard lui aurait confié que ce groupe a été présenté sur scène par l'ambassadrice canadienne du Mali (ou d'un autre pays francophone). N'allez pas imaginer que le nom du groupe a été choisi pour embarrasser la représentante canadienne. La raison est toute autre. Bernard m'a expliqué que lorsqu'il s'est pointé en Afrique avec son band, quelqu'un qui les attendait s'est écrié "les v'la tabarnak". D'où le nom du groupe. C'est ben pour dire.

vendredi 17 août 2007

Déjà un quatrième album des Cousins Branchaud



J'ai reçu des Cousins Branchaud une copie du "master" de leur plus récent album nommé Passer du bon temps. C'est déjà le quatrième album de leur discographie. Bravo ! Le sextuplé mauricien n'a pas perdu son enthousiasme, loin s'en faut. L'album est entraînant comme savent l'être les Cousins sur scène (vous les avez déjà vu ?). Dix-sept extraits : 13 chansons à répondre, 2 reels, un medley et une v'limeuse de belle chanson a cappella. Hélas les titres ne sont pas inscrits sur cette copie qui m'a été envoyée à la hâte. Le livret de l'album sortira des presses dans quelques jours. Je souligne que les Cousins ont fait une belle cueillette de chansons méconnues. En effet, je ne me souviens pas avoir entendu la plupart d'entre elles. L'accordéoniste, Patrick Desmarais (le toujours bien peigné), m'a dit que la recherche de nouvelles chansons a été plus laborieuse cette fois-ci. "Actuellement on trouve encore des chansons dans notre entourage ou qui nous sont confiées par des connaissances. Si bien que nous n'envisageons pas encore aller fouiller dans les archives de l'Université Laval mais ça viendra peut-être. Les chansons à répondre qui ne sont pas encore endisquées sont de plus en plus rares. Tous les groupes te le diront". Parmi les chansons sur lesquelles j'ai flashé il y a la chanson a cappella qu'interprète le drummer, Luc Croisetière. Une chanson à la fois très simple et très jolie. Une autre que j'ai aimé, Le medley de la bière, un pot-pourri qui fera la joie des fans de nos Cousins Branchaud. La piste 11 n'est pas vilaine non plus. La suivante est encore meilleure. Sur cette dernière on entend le bassiste, David Tavares, interpréter une chanson traditionnelle portugaise qu'il a sans doute apprise de ses parents (because they come from Portugese). Les 3 jolies filles est une autre belle toune chanté par le violoneux Paul-André Nadeau. Le reel qu'il joue vers la fin de l'album est soulevant en bibitte.

Je rencontre bientôt cette bande de joyeux noceurs. Ils lancent leur album à la Brassette l'Ami à Louiseville (265 avenue St-Laurent) le 31 août prochain. Je compte bien y aller. Ils doivent m'accorder une entrevue car ils feront l'objet d'un article dans l'édition du mois d'octobre de Québec Folklore (magazine publié par l'AQLF).

Encore bien des spectacles en août.
Le babillard d'activités folkloriques a été rafraîchi. Merci à Sheena Paré-Queen. Si vous avez un événement de nature traditionnelle à annoncer écrivez à Sheena, folklore16@hotmail.com, elle veillera à l'inscrire au babillard.

mercredi 15 août 2007

Bientôt la 5 ème édition de TJB


Belzébuth, l'un des groupes qui a participé à la série TJB

YÉ ! La série T-shirt, jean, baskets, c'est à la bonne franquette va reprendre en novembre prochain. Contrairement à l'an dernier il n'y aura pas de supplémentaires cette année. La série commencera à la mi-novembre et se terminera le jeudi 20 décembre. Nicolas lancera aux groupes, durant le 4 à 5, une invitation à la mi-septembre. Les premiers à s'inscrire seront les premiers à choisir la date à laquelle ils souhaitent se produire à CFNJ. L'an dernier au delà d'une vingtaine de groupes ont participé à cette série dans le tout nouveau studio-théâtre du 99,1 et 88,9 FM. Ces séries d'émission sont l'occasion de faire des découvertes. Qui, l'an dernier, connaissait Rosine et Ancestrum ? Qui s'en souvient encore, un an plus tard ? D'autres groupes comme Genticorum, Les Campagnards, Bacchus, De Temps Antan et d'autres participaient à l'émission pour une première fois.

Le nouveau studio-théâtre est plus tempéré que le précédent (je veux rassurer les participants qui craignent s'évanouir). La formule demeure la même. Les groupes, entre 17h00 et 18h00, vont interpréter une dizaine de chansons ou pièces instrumentales traditionnelles. Entre 2 pièces on placote un peu, on boit parfois et on lance FRANQUETTE à plein poumon avant que l'on ne pousse la prochaine toune. Il y a déjà quelques groupes qui ont manifesté leur intention de participer à l'émission cet automne. Sachez que Nicolas et moi anticipons avec énormément d'enthousiasme l'arrivée de cette 5 ème édition de TJB, c'est à la bonne franquette. Comme l'an dernier les enregistrements seront disponibles sur radiotrad.com pour le bénéfice d'auditeurs qui ne peuvent l'entendre en direct et pour le bénéfice de ceux qui ne se trouvent pas dans le rayon de diffusion de CFNJ. L'an dernier un nombre étonnant d'internautes en France et aux USA ont pu écouter des enregistrements de cette série.

Sitôt que les groupes s'inscriront à TJB nous afficheront leur nom sur radiotrad.com.

mardi 14 août 2007

J'ai fait causette avec une pièce d'homme, Réjean Brunet

À la Grande Rencontre, j'ai pris une bière avec le nouveau membre du Vent du Nord, le bassiste et accordéoniste Réjean Brunet (Réjean est le frère aîné d'André, ex-violoneux de la Bottine Souriante). Je lui ai d'abord dit que la semaine dernière, alors que j'animais le 4 à 5 de CFNJ, j'ai fait jouer une chanson des Frères Brunet. Cela m'a valu une deuxième bière. Plus sérieusement, je lui disais qu'il chantait pas mal pentoute. Une auditrice m'avait suggéré de faire tourner Fillettes, les sœurs. WOW ! J'avais oublié cette chanson à répondre et je ne me souvenais pas avoir entendu Réjean chanter, sinon répondre avec la Volée d'Castor avec qui il a joué durant 8 ans. Voilà une chanson que le Vent du Nord pourrait intégrer à leur répertoire de chansons. Why not ? Sur le prochain album du VdN Réjean interprète une chanson. Il s'est gardé de me dire laquelle (top secret).


Les musiciens du Vent du Nord: Simon Beaudry, Nicolas Boulerice, Olivier Demers et Réjean Brunet

Réjean est aussi membre du conseil d'administration de l'AQLF (association québécoise des loisirs folkloriques). On a parlé du membership qui ne rajeunit pas. Il s'en soucie comme tout le CA. Je lui racontais qu'ici et là il y avait des signes encourageants. Par exemple, Les P'tits Diablotins (des enfants de 6 à 13 ans) qui se réunissent régulièrement pour chanter et faire des spectacles ou encore la troupe des P'tits Pas Jacadiens par laquelle il y a des centaines de jeunes qui ont appris à danser des sets et autres figures. Je lui disais que Mylène Prévost, une fille friande de chansons et de musiques traditionnelles suggère depuis un moment que des ambassadeurs (les frères Brunet en feraient de bons) fassent le tour des camps de vacances pour apprendre aux moniteurs quelques chansons à répondre, des chansons ensuite proposées aux petits. Après tout, le chant est au "programme" de toutes les colonies de vacances. Réjean trouve l'idée bonne mais se méfie de ceux qui veulent embrigader des jeunes. À première vue cette idée est emballante, mais selon lui, la transmission de notre patrimoine ne peut se faire ainsi. Il me raconte que plus jeune s'il s'est mis à jouer de la musique traditionnelle ce n'est pas parce que ses parents lui ont dit "Heille ! Réjean viens ici, v'la un accordéon, v'la des airs de trad, apprends ça tu vas aimer". Le goût d'en jouer lui est venu autrement et plus naturellement. Très jeune, il se souvient avoir vu son père et ses oncles lors de réunions familiales jouer de la musique traditionnelle. "J'ai vu qu'ils avaient du fun, je voulais en avoir aussi, je voulais participer à cette fête".

Le père comme la mère ont veillé à ce que Réjean et André suivent des cours de musique. Ces cours se donnaient loin de la maison (une heure de char) mais la perspective qu'André et Réjean apprennent la musique ne décourageait pas le paternel de faire bien du millage. Dans un documentaire consacré à la Bottine Souriante, Comme des démons, produit il y a quelques années, André Brunet raconte très bien et avec émotion la route qu'il faisait avec son père pour aller apprendre le violon chez une dame. Un moment du documentaire qui m'a passablement remué.

Les frères Brunet sont originaires du sud-ouest du Québec, non loin de Lacolle.

lundi 13 août 2007

Dimanche à La Grande Rencontre

Dimanche je suis retourné à La Grande Rencontre. J'ai d'abord croisé des amis de CIBL qui animaient une émission spéciale en direct du Parc Lafontaine. Durant le week-end une équipe formée de Jocelyn Thouin, Marc Bolduc et Stéphanie Teasdale informait les auditeurs de CIBL des activités qui se déroulaient durant le Festival. Qu'entends-je ?!? Au moment où j'écris cet article, j'écoute la rediffusion du 4 à 5. Nicolas m'apprend que La Volée d'Castors a dû interrompre son spectacle à St-Ligori samedi dernier. Une voiture a foncé dans un poteau électrique qui alimentait la scène sur laquelle le groupe se produisait !!! Nicolas n'a rien dit du chauffeur. Qu'est-il devenu ? Est-ce que des gens s'en sont pris à lui physiquement ? Toujours est-il que CIBL a diffusé des émissions en direct du Parc Lafontaine. Bien des artistes se produisant au Festival ont parlé de leur métier, de leur passion, de La Grande Rencontre. Voici une photo sur laquelle on peut voir Marc, Jocelyn et Stéphanie, 3 amateurs de trad.



Sur une petite scène extérieure du Festival j'ai pu entendre un ensemble que Gilles Garant, organisateur de La Grande Rencontre, a baptisé, Ça pas d'allure. Tout au fond de cette mauvaise photo on aperçoit Olivier Chérès, un violoniste français, qui s'est formé au contact de nombreux violoneux québécois. Au centre on peut voir Bruno Kowalzyck, un harmoniciste également Français. La brochure du Festival raconte qu'il joue de la musique québécoise sur des harmonicas système trémolo. Il est l'un des rares interprètes, nous dit toujours la brochure, à jouer en France ce répertoire sur ce style d'instrument. En effet, les harmonicistes français qui se consacrent à la musique traditionnelle québécoise ne doivent pas être plus d'une cinquantaine. J'aimerais vous présenter le guitariste mais je ne me souviens plus de son nom. La brochure reste muette à son propos. N'empêche qu'il est sympa d'entendre des Français jouer notre répertoire de musique traditionnelle. Bruno qui se défend très bien avec un harmonica est aussi un bon "entertainer". Je retiens une histoire qu'il nous a raconté entre 2 pièces et que je vous répète. Un jour, une dame après son spectacle va le voir pour lui faire part de toute l'admiration qu'elle a pour ses talents d'harmoniciste. Plus elle parle et plus il comprend que ce qui lui vaut cette admiration ne tient pas à la qualité de son jeu mais au fait qu'il a un souffle inépuisable. "Dîtes-moi monsieur, lui dit-elle, comment faîtes vous pour souffler dans votre harmonica sans jamais reprendre votre souffle ? ". Quand Bruno lui expliqua que l'harmonica émet des sons, non seulement lorsque l'on expire de l'air mais également lorsque l'on en inspire, la dame fut tout à coup moins impressionné par l'harmoniciste. Mine de rien, par cette anecdote j'ai appris qu'on pouvait inspirer dans une musique à bouche.



Sur cette troisième photo on voit les membres du Vent du Nord en train d'échanger sur une table (un peu bancal) avant qu'il ne donne un spectacle dans le "chalet de la danse". J'ai raté ce show, préférant aller voir les spectacles proposés sur la grande scène extérieure du théâtre de verdure. D'abord, Beolach, un groupe du Cap-Breton. Ensuite un spectacle mettant l'accent sur le violon. Puis finalement Les Tireux d'Roches qui ont donné une performance bien soulevante qui a su plaire aux festivaliers. Un ami d'enfance que j'ai croisé par hasard durant le spectacle comptait aller acheter leur plus récent album à la boutique du Festival. Ce sera le premier album de musique traditionnelle de sa discothèque. Sa blonde, d'origine marocaine, était fascinée par la podorythmie de Pascal Veillette.



Je prévoyais photographier les spectacles de la grande scène mais une voix sortie des enceintes acoustiques nous priait d'éteindre nos cellulaires, de ne pas fumer et de ne pas prendre de photos. Well… By the way, le théâtre de verdure est un lieu magnifique. Bravo à Gilles Garant et toute l'équipe de La Grande Rencontre. J'y retourne l'an prochain.

samedi 11 août 2007

X ème édition de La Grande Rencontre

Au moment où j'écris ces ligne il est minuit et demie. J'arrive de La Grande Rencontre qui se tient au Parc Lafontaine jusqu'à dimanche. Je ne me suis guère promené. Je crois avoir assisté à tous les spectacles sur la scène principale sauf le dernier. J'ai d'abord vu le groupe Vishten de l'Île du Prince Édouard. Un adorable ensemble qui réunit les 2 talentueuses sœurs Leblanc, Pastelle (accordéon piano, voix, gigue), Emmanuelle (wistle, bodhran, piano, voix, gigue) Pascal Miousse (violon, guitare, mandoline, voix) et Elmer Deagle (guitare, mandoline, violon). J'étais content de revoir ce groupe acadien. Pastelle et Emmanuelle non seulement savent-elles chanter, jouer de la musique et danser mais en plus elles sont émoustillantes. Deux belles créatures. Pascal Miousse, après le spectacle, me confiait, avec un large sourire, qu'il était l'ami de cœur de Pastelle (ma préférée). Le chanceux ! On n'a pas que parlé des sœurs Leblanc. Il m'a raconté (ce dont Danielle Martineau m'avait déjà parlé un peu), que lui, Pastelle, Emmanuelle et Danielle allaient ensemble réaliser un album de chansons acadiennes. Au Festival Mémoire et Racines, il y a 2 semaines, Danielle me disait qu'un tel album devait être fait avec des gens imprégné de l'esprit acadien. La discographie de Danielle est passablement variée. Je me souviens qu'elle a enregistré des albums avec Rockabayou, Les Crapaudes, Damdéridé, et plus récemment a produit un album instrumental Les secrets du vent. J'ai hâte d'entendre l'album qu'elle réalise avec les sœurs Leblanc.

Y avait pas que Vishten. Après ce premier spectacle, Gilles Garant, le grand responsable du Festival, a remis l'Aldor (prix remis chaque année à quelqu'un qui a largement contribué au rayonnement du folklore québécois) au conteur-violoneux Jocelyn Bérubé. Nous étions plusieurs centaines à l'applaudir. Après il y a eu une série de petits spectacles. D'abord des flûteux : Marie Marceau, Jean Duval et Nicolas Williams. Ensuite Beolach, un groupe du Cap Breton suivi du groupe canadien à saveur indienne Galitcha puis un groupe ontarien, le Creaking Tree String Quartet. Quatre formations que j'espère revoir ce dimanche ou à une autre occasion. Je souligne que chacun des groupes a fait danser la gigueuse contemporaine Mélissandre Tremblay-Bourassa. La participation de cette dernière a été très apprécié du public. Les figures qu'elle " improvise " mettent brillamment en valeur le travail des musiciens. Bravo Mélissandre ! À la toute fin, les 4 groupes se sont retrouvés sur scène pour un jam court et chouette.

Je n'ai pas vu le spectacle de Jocelyn Bérubé. Pas qu'il était très tard mais je devais rentrer me coucher (je me lève tôt demain). Il a récemment réédité 2 albums qu'il a produit dans les années 70. Le cd que j'ai plusieurs fois écouté s'intitule, Le retour de Nil (il regroupe ses 2 albums). Un cd de contes accompagés de musique. Une belle réalisation. Je pense aller au lit et sombrer avec cet enregistrement. Où l'ai-je mis ?

Peut-être vais-je vous croiser ce dimanche au Parc Lafontaine ?

jeudi 9 août 2007

Des instruments en voie de disparition

Randy Raine-Reusch

J'écrivais plus tôt cette semaine qu'il est souhaitable, pour mille raisons, que les chansons traditionnelles soient entendues, apprises, diffusées le plus possible notamment parce qu'elles ont ainsi plus de chance de survivre. Mais il n'y a pas que les chansons et la musique traditionnelle qui soient menacées, les instruments de musique traditionnelle le seraient également comme nous le racontait hier Odile Tremblay dans Le Devoir nous dit-elle. Elle a rencontré récemment Randy Raine-Reusch musicien canadien, multi instrumentiste qui se voue à la sauvegarde des instruments de musique menacés de disparition. Il a une collection qui regroupe 700 instruments traditionnels. Randy affirme que 10 000 instruments ont disparu au cours des dernières décennies. "Dans l'histoire de la musique, jamais un tel phénomène ne s'est produit à pareille vitesse. Au nord de l'île de Bali, je suis arrivé un jour trop tard, soupire-t-il. La dernière musicienne à connaître un instrument venait de mourir. Oui, il faut faire vite."

En raison des préoccupations que Randy entretient quant à la disparition de ce patrimoine musical il n'ait pas étonnant que la ville de Phoenix en Arizona lui ait demandé de fonder le premier musée d'instruments traditionnels au monde. Il assure la journaliste que ce musée ne sera pas qu'un dépôt d'instruments. Ce musée sera aussi un lieu de concerts où des musiciens joueront avec les instruments exposés.

Randy est également le fondateur d'un festival de musique traditionnelle en Malaisie, le World Music Festival. Cette année l'événement célèbre son dixième anniversaire. On y présente des spectacles, bien sûr, mais également des ateliers où l'on apprend comment jouer d'instruments très exotiques. L'idée de créer ce festival lui vient d'un voyage qu'il a fait au milieu des années 90 alors que le gouvernement canadien avec le concours du gouvernement malais l'avait chargé de se rendre à Sarawak en Malaisie pour inventorier des instruments traditionnels et de trouver des musiciens capables d'en jouer. " J'ai fait le tour des maisons de l'arrière pays, découvrant des instruments que l'on croyait perdus, rencontrant des artistes sensasionnels qui n'avaient jamais quitté la jungle. J'ai même enregistré un musicien, juste avant sa mort, le dernier à pouvoir jouer d'un instrument ancien. "

mercredi 8 août 2007

Du trad de 4 à 5 à cause de Marcel

Demain soir je suis attendu chez Marcel Ducharme à St-Ambroise-de-Kildare. J’y allais régulièrement lorsque que je travaillais à St-Gabriel-de-Brandon. Aujourd’hui je lui rends moins souvent visite mais chacune d’elles est toujours passionnante pour l’amateur de musique traditionnelle que je suis devenu. J’en parle car demain je vais enregistrer notre entretien qui se tiendra probablement dans son bureau au sous-sol. Si je fais un enregistrement de notre entretien c’est que d’une part Marcel est « dépositaire » d’une grande connaissance de la musique traditionnelle et d’autre part ce même Marcel ne rajeunit pas (je ne veux pas insinuer qu’il est malade). Il aura 80 ans avant longtemps.

J’ai connu Marcel en 1994 à CFNJ alors qu’il était président de l’Association folklorique de Lanaudière. À ce moment il coanimait une émission de musique traditionnelle avec Henri Mondor, flûtiste pour La Galvaude. Comme il arrivait souvent à Henri de s’absenter en raison d’engagements professionnels, le directeur de la station, Denis Roch, me demanda de faire la mise en ondes de cette émission appelée : De mon père à mon fils. Je partageais un peu le micro avec Marcel. Un peu. Sinon très peu. Je n’avais rien à dire. Je posais des questions naïves qui trahissaient ma profonde méconnaissance du trad. Je connaissais la Bottine Souriante, Gilles Vigneault, Louise Forestier et j’avais un vague souvenir de la soirée canadienne !!! J’ignorais même, avant que je ne connaisse Marcel, que Lanaudière était une région bien connue pour sa musique traditionnelle. Mes occasionnelles participations à cette émission m’ont donc ouvert les oreilles sur un genre musical que je ne connaissais guère. Il est clair aujourd’hui que s’il y a un 4à5 à CFNJ c’est grâce à (ou à cause de) lui. Si je ne l’avais pas croisé je doute qu’un beau jour j’eus pris l’initiative de faire jouer un ¼ d’heure de trad en plein après-midi à 16h30.

Or, pourquoi ai-je, un beau jour de novembre 1999, décider de faire jouer 15 minutes de trad (avec l’accord de Denis Roch qui a toujours soutenu la diffusion de musique traditionnelle) ? J’ai pris cette décision suite à un sondage BBM qui m’apprenait qu’à 4heure ½, seuls 300 auditeurs écoutaient l’émission. Parmi ces 300 audieurs, je soupçonne qu’il y avait une centaine de vaches. Question, que faire pour améliorer les côtes d’écoute ? Je me suis rappelé que lorsque Marcel animait le samedi après-midi, Bernadette, son adorable épouse, passait son temps à répondre à d’innombrables appels. Si l’an prochain il n’y a que 300 auditeurs, me disais-je, au moins il y aura un couple pour apprécier mon choix musical. L’année suivante l’auditoire avait doublé, l’année suivante aussi et l’autre année également... Tant et si bien qu’en 2005, quelques mois avant que je ne quitte la station pour des raisons amoureuses, la cote d’écoute s’établissait à 7000 auditeurs à 16h30. N’eut été de Marcel et du goût que j’ai développé pour la musique traditionnelle je ne serais pas demeuré à CFNJ aussi longtemps et je n’aurais certes pas créé ce site web. Merci à Marcel.

mardi 7 août 2007

Les Mon'Oncles sont en studio (ou pas loin)

Les Mon’Oncles au FMR 2007

Je reçois du courriel (Dieu merci) auquel j'essaie de répondre aussi souvent que possible. De nombreux internautes m'adressent des questions ayant trait à la scène traditionnelle. Dans ces courriels on me demande souvent des précisions sur des sujets dont j'ai parlé sur mon blogue ou des questions relatives à des spectacles ou des groupes de trad. Depuis le Festival Mémoire et Racines on m'a demandé une dizaine de fois où l'on pouvait se procurer l'album des Mon'Oncles (je présume qu'à la boutique du FMR bien des festivaliers ont réclamé des albums de ces sympatiques musiciens). Vous les connaissez ? Les Mon'Oncles c'est un groupe lanaudois qui a pris forme il y a bientôt 2 ans. Ils sont 4 : Michel Bordeleau (violon, banjo, mandoline, pieds, voix), André Marchand (guitare, voix), Normand Miron (accordéon, voix) et Raynald Dupras (contrebasse) moins connu sur la scène traditionnelle. C'est un peu ce dernier qui a réuni le groupe. Son garçon Jérôme Dupras joue avec les Cowboys Fringants. Un beau jour Jérôme aurait dit à son paternel que les CF souhaitaient qu'entre 2 sets il y ait de la musique traditionnelle lors d'un spectacle au Spectrum (me semble que c'est au Spectrum qui sera bientôt fermé). Son père Raynald a alors appelé André (ou Normand) pour lui demandé s'il ne serait pas envisageable de réunir un groupe de trad pour jouer durant l'entracte. Après ce " show " les gars ont poursuivi cette aventure. Depuis ils ont donné quelques spectacles, ils sont même allés en Louisianne et devraient lancer un album dans quelques mois. Quelques chansons ont déjà été enregistrées.

Les P'tits Diablotins reviennent de Québec

Sylvie Coutu, directrice de l'ensemble lanaudois Les P'tits Diablotins revient des fêtes de la Nouvelle-France complètement emballée. Elle m'écrit que Les P'tits Diablotins ont fait une très bonne impression durant le week-end. À tel point que les organisateurs des fêtes du 400 ème de Québec songe les réinviter. Jeffrey Subrani animateur au M-103,5 à Joliette a veillé l'animation des spectacles présentés à Québec. Sylvie me dit qu'il est excellent. Je la crois. Les P'tits Diablotins se produisent le dimanche 12 août prochain à 13h30 dans le cadre des fêtes de la Nouvelle Acadie à St-Ligori.

lundi 6 août 2007

Bilan du FMR

J'ai reçu le bilan du Festival Mémoire et Racines. Gilles Pître, directeur général de l'événement, écrit " La 13 ème édition du FMR a connu encore une fois un franc succès tant du point de vue artistique qu'organisationnel, et ce malgré une météo incertaine. En plus des 6500 entrées comptabilisées sur le site du festival au parc Saint-Jean-Bosco (c'est 1500 de moins que l'an dernier), plus de 1400 personnes ont assisté à l'ensemble des représentations dans les bars et restaurants du centre-ville de Joliette et sous le chapiteau de la Place Bourget (c'est plus que l'an dernier) ". Le Festival a connu une baisse de fréquentation en raison du temps menaçant le samedi. Il y a eu quelques averses en après-midi qui n'ont pas compromis la programmation du festival.

Chaque année le Festival propose un thème. Cette fois c'était les pieds. Partie du corps bien présente dans les traditions québécoises. " En plus des spectacles de gigue contemporaines, des soirées de danse, et des podorythmistes présents au sein de plusieurs formations, les festivaliers ont pu apprécié Alain Lamontagne, auteur du terme podorythmie et " Don Qichotte des pieds ", dans toute sa splendeur, tant sur les scènes acoustiques en après-midi que lors du numéro de clôture du FMR le dimanche 29 juillet dernier "

L'édition 2007 du FMR a présenté sur 5 journées plus de 145 artistes dans près de 80 spectacles et compté sur la collaboration de près de 400 bénévoles. Le chiffre qui m'étonne le plus c'est le dernier. 400 bénévoles ! Bravo à Gilles Pître qui réussit avec son équipe à mobiliser autant de bénévoles dévoués et chaleureux. Certains sont là depuis une dizaine d'années. L'an prochain si ma disponibilité me l'autorise je vais proposer mes services. La quatorzième édition aura lieu du 24 au 27 juillet 2008.

Demain à CIBL 101,5 FM, en direct du Vice & Versa Jocelyn Thouin, Marc Bolduc et Stéphanie Teasdale animeront une émission spéciale entre 18h00 et 21h00 consacrée à La Grande Rencontre, festival de musique traditionnnelle qui se déroule les 10-11-12 août au Parc Lafontaine de Montréal. Plusieurs artistes de la scène traditionnelle participeront à cette émission spéciale.

dimanche 5 août 2007

Les jolies colonies de vacances

La chanson traditionnelle se chante-t-elle et s'apprend-t-elle encore dans nos familles à la faveur de réunions ? De moins en moins. Elle s'apprend et se chante autrement. Aujourd'hui nous bénéficions de nombreux enregistrements que l'on peut écouter sur notre lecteur cd (souvent en voiture), à la radio (souvent en voiture) ou sur le net (bientôt en voiture)*. J'ouvre ici une longue parenthèse quant à la contribution de la voiture sur la diffusion de la musique en général et plus particulièrement de la musique traditionnelle.
Beaucoup d'auditeurs m'ont dit avoir appris des chansons traditionnelles dans leur véhicule en écoutant un cd dans leur lecteur. D'autres vont simplement répondre aux chansons diffusées à la radio. Je pense à Manon, entre autres, une auditrice, qui m'a déjà confié qu'à son retour de travail, elle répondait à toutes les chansons diffusées durant le 4 à 5. Le plus amusant c'est qu'elle s'interrompt de chanter sitôt qu'elle répond mal à une chanson !!! Je me souviens aussi, il y a quelques années, d'un chauffeur d'autobus de la région de Joliette qui me disait écouter régulièrement le 4 à 5 alors qu'il ramenait les élèves du secondaire à la maison. Il me raconta qu'avant qu'il ne diffuse CFNJ dans l'autobus ses enceintes acoustiques faisaient raisonner le son de la puissance musicale de Montréal, CKOI. Un bon jour, au moment où il s'apprêtait à changer de " poste ", un élève lui demande de " laisser ça " à CFNJ. Deux mois plus tard sa radio n'avait toujours pas changé de fréquence ! Mieux encore, les jeunes répondaient derrière. Sans doute un autobus qui faisait le trajet entre Joliette et St-Côme. Tiens, puisque je parle d'autobus. Plus jeune, Yvon Thouin de St-Alphonse se souvient que Gaston Lepage d'Hommage aux aînés, chantait régulièrement dans l'autobus. Je rappelle aux internautes d'outre-mer que Gaston est natif et toujours établi à St-Côme. Je ferme ma parenthèse.

Que disais-je ? Ah oui, que si autrefois la chanson traditionnelle s'apprenait en famille aujourd'hui elle s'apprend autrement. Mylène Prévost, maman de la pétillante Amièle, me racontait récemment que le camp de vacances était l'endroit tout indiqué pour apprendre des chansons à répondre. En effet, s'il y a un endroit où l'on chante et ou l'on apprend des chansons c'est bien dans les colonies de vacances. Je me souviens encore de chansons apprises alors que je marchais en rang sur un sentier qui nous menait au lac ou apprises à côté de la cafétéria en attendant que ce ne soit au tour de ma troupe d'aller manger, ou encore apprises autour d'un feu avec dans la bouche une guimauve à moitié calcinée. Parfois, sinon rarement, un moniteur nous accompagnait à la guitare. J'ignore si l'on apprend aux enfants à interpréter des chansons à répondre dans les colonies de vacances. J'en doute quoi qu'il y a sûrement quelques moniteurs dans notre belle province qui veillent à partager quelques chansons traditionnelles. N'empêche que l'idée de Mylène est très bonne. Un jour je ne serais pas étonné qu'il y ait des colonies consacrées à l'apprentissage de la musique, du chant et de la danse traditionnelle. Why not ? Pour l'heure, il serait rassurant qu'un ou deux moniteurs par camp s'emploient à en montrer quelques unes aux enfants. Je m'emporte un peu. J'ai l'air de vouloir enbrigader les plus petits.

jeudi 2 août 2007

Après Mémoire et Racines tous à La Grande Rencontre

Je répète souvent, avec raison, que le Festival Mémoire et Racines est le plus gros happening traditionnel de la province. Cependant La Grande Rencontre est lui aussi un festival d'envergure comme en fait foi sa programmation. Ce festival de musiques, de chants, de danses et de contes a lieu au Parc Lafontaine à Montréal les 10, 11 et 12 août prochains. Le parc est magnifique l'été (comme en toute saison) et très bien situé, il est tout prêt du centre-ville. Au fil des ans il y a des milliers de Montréalais qui ont adopté ce festival traditionnel qui célèbre cette année sa 15 ème édition.
Les spectacles et les activités se dérouleront à différents endroits et sur plusieurs scènes. Parmi les artistes bien connus de la scène traditionnelle au Québec qui participeront à La Grande Rencontre il y a notamment le conteur Jocelyn Bérubé, le musicien Micheal Jerome Brown et les groupes Le Vent du Nord, Les Tireux d'roches, Les Langues Fouchues et Les Chauffeurs à pieds. Ce ne sont que quelques noms. Il y en a plusieurs d'autres d'ici bien sûr mais d'ailleurs également. Parmi les artistes étrangers on retrouve le Dominicain Joaquim Diaz qui était récemment au Festival Mémoire et Racines et le Marocain Hassan El Hadi, joueur de oud (luth oriental). Notez qu'une belle part du festival est consacrée à la danse. En effet il y a des veillées où tout un chacun peut danser sous la direction de calleurs et sur la musique de violoneux, d'accordéonistes et d'harmonicistes talentueux.

Je n'y suis encore jamais allé en raison de mes obligations professionnelles les week-ends mais cette année je prévois au moins y aller le vendredi, jour d'ouverture de l'événement. Un documentaire consacré à l'harmoniciste Gabriel Labbé sera présenté vendredi dès 17h30. Voilà une production que j'aimerais voir. Hélas, je vais rater la projection de ce film réalisé par Louise de Grosbois et produit par la SPDTQ. Au moment du visionnement je serai à CFNJ en train d'animer ma dernière émission cette été. Nicolas reprendra son émission le lundi suivant.

Voici le lien sur lequel cliquer pour avoir plus de détails quant à la programmation. http://www.festivallagranderencontre.com

Le Rossignol des chemins de gravelle

Hier soir, le Lanaudois Jean-Claude Mirandette se produisait au Parc Antonio Barrette. Il y présentait son spectacle, Violon et cuillères aux quatre vents. Je n'y suis pas allé mais quelqu'un m'a dit que le spectacle était bien chouette et que les gens étaient nombreux à l'applaudir. La première partie s'adressait davantage aux enfants. Il sait leur parler. Dimanche dernier je le voyais rigoler avec un gamin, le fils de Nicolas Boulerice. Il a le tour. Pas étonnant qu'il ait donné beaucoup de spectacles dans les écoles de la province. Durant la deuxième partie de son spectacle Jean-Claude a interprété quelques unes de ses compositions. Jean-Claude a du millage. Il roule sa bosse sur la scène traditionnelle depuis une trentaine d'années. Il est " multi-instrumentiste ". De fait, il sait jouer du violon, de la mandoline, de la guitare, du banjo, de l'harmonica, de la guimbarde, de la cuillère, et quoi encore. Musicien et aussi chanteur. Rappelons qu'il est membre des Charbonniers de l'enfer (ce qui n'est pas un détail). Du quintette il est peut-être celui dont la voix se distingue le plus. Sa voix peut couvrir plusieurs octaves. Un ami me faisait remarquer qu'il est certes capable de " monter " mais qu'il sait aussi " descendre ". Serge Thériault d'Hommage aux aînés m'a dit quelques fois que Jean-Claude était son interprète traditionnel préféré. Je lui réponds que Bernard Simard est meilleur, hihi. N'empêche que Jean-Claude fait certainement partie de mon top 10. Je dois avoir 50 chanteurs dans mon top 10 !!! By the way, dans l'hebdomadaire régional L'Action de cette semaine en page 21 il est question du spectacle qu'il présentait à Joliette. Le journaliste Louis Pelletier écrit : Jean-Claude Mirandette, dit le rossignol des chemins de gravelle. Quel beau surnom ! Qui donc l'a baptisé ainsi ? Michel Faubert ?