jeudi 20 décembre 2007

24 ème et derniers à se produire, ouffffff !


Luc, Patrick, David, Claude, Guy et Paul-André.

Oufffffffffffffffffffffffffffffff ! Par chance, les Cousins Branchaud ne viennent qu’une fois par année et se produisent qu’à la toute fin de la série. Non seulement les Cousins jouent longtemps (plus de 3 heures) mais s’assurent aussi que leur passage à CFNJ soit bien arrosé. Comprenez qu’ils ont la réputation de brasser la cabane partout où ils donnent un show. Quiconque a écouté l’émission vous répétera que le show était survolté. Jamais il n’y a eu autant de gens en studio. On ne compte pas les balles de neige qui ont été lancés à la fenêtre du studio. Pas tant des gens qui voulaient s’en prendre aux Cousins que des gens qui réclamaient que l’on dévérouille la porte au rez-de-chaussée.

Les Cousins ont lancé un quatrième album l’été dernier, Passer du bon temps. Ils ont bien sûr interprété plusieurs chansons de cet enregistrement et évidemment d’autres très populaires de leurs précédents albums : le Beauceron, le Père Mathurin, La poulette, Le ruban vert, Va vite Pierrot, Les souliers lilas,...

Après l’émission on s’est retrouvé chez Venise Pizzéria à côté de la station (sachez qu’après une douzaine de carré de sucre à la crème il est souhaitable de tapissé le fond de son estomac avec une ou deux pointes de pizza). À table, la plupart des Cousins nous ont confié qu’ils écoutaient régulièrement la série. J’ai appris qu’ils n’aiment pas que ce qui sonne tape la galette. Leurs horizons sont plus larges. Je retiens qu’au moins 3 d’entre eux ont bien aimé le groupe a capela Chant de l’aïeul et qu’il y en a tout autant qui ont trippé sur la gang de St-Michel-des-Saints, Tu m’en diras tant.

La série vient de prendre fin après 6 semaines de pur bonheur. Vingt-quatre groupes se sont produits dans le cadre de la série TJB 2007. Si l’on reçoit autant de formations, c’est signe que la musique traditionnelle demeure bien vivante au Québec et tout spécialement dans la région lanaudoise. Encore merci à CFNJ et à sa direction qui ouvrent chaque année la porte de son studio-théâtre aux formations participantes. Merci aussi à Nicolas Bellemare, l’homme à tout faire de CFNJ. Sans lui, JAMAIS la série n’aurait pris forme, JAMAIS non plus qu’elle n’aurait été diffusée. Je souhaite à tout le monde de pouvoir compter sur un camarade de travail aussi dévoué.

Le site prend répit pour 2 semaines. Je souhaite à tous les amateurs de musique traditionnelle de bonnes vacances. Je vous retrouve dès la deuxième semaine du mois de janvier. Rappelez-vous que toutes les émissions de la série sont disponibles dans la colonne de gauche de la page d’accueil de radiotrad.com. Un montage d’extraits de chacune des émissions sera diffusée à CFNJ le 31 décembre à 16h00 et le lendemain à la même heure.

Bonne année.

Claude Branchaud : mandoline, guitare
Guy Branchaud : guitare
Luc Croisetière : batterie
Patrick Desmarais : accordéon, harmonica, pieds
Paul-André Nadeau : violon, guitare
David Tavares : basse
Consommation en studio : Une 24, 2 bouteilles de porto, une bouteille de caribou, du Baileys, du sucre à la crème,…

Du métier, du talent et du plaisir


Gino, Daniel, Sylvain, Guy, Steve (un fan) et Michel.

En entrant dans le studio-théâtre avant l’émission, j’ai vu les gars de Grav’Ô portes souriants, confiants, détendus, en pleine forme. Je savais qu’ils «livreraient» toute une performance, qu’ils nous donneraient un excellent show (l’un des meilleurs de la saison). Vous me direz qu’avec le talent et l’expérience qu’il y a dans ce groupe le contraire eut été étonnant. Je n’ai pas à le souligner.

Le groupe a lancé un premier album l’automne dernier, Ça r’tourne, ça r’vire, qu’il nous a interprété en entier (peut-être y a-t-il une ou deux pièces qu’ils n’ont pas joué). Pour ma plus grande joie ils n’ont pas oublié de chanter Anatole et Manda, personnifiés par Daniel Perron et Luce Millette. Cette chanson a été composée il y a plusieurs décennies par Eugêne Daigneault. Un p’tit bijou que bien des gens ont redécouvert avec plaisir. D’ailleurs, de toutes les chansons de l’album c’est ma préférée. Qu’il est désopilant d’entendre Manda nous dire qu’elle boit du crème soda et mange de la soupe au pois. Une fois que l’album eut été présenté le groupe a bien voulu nous chanter quelques «demandes spéciales». La rue St-Urbain est la première suggestion que Daniel a chantée et qu’il a sûrement interprétée en pensant à sa mère Thérèse Côté, décédée un peu plus tôt cette année. Je crois me souvenir qu’il l’a apprise d’elle. C’était la chanson de maman Thérèse. Parait que comme son gars elle savait occuper une scène (ou un plancher).

Grav’Ô portes, selon l’échelle Tavares*, s’inscrit davantage à droite qu’à gauche. En effet le groupe veille au «respect» de la tradition en s’assurant que la musique et les chansons traditionnelles ne soient pas trop «dénaturées». Disons que Grav’Ô portes n’a pas emprunté le virage néo-trad. Certains me répondront que tout est néo-trad, qu’aucun groupe aujourd’hui ne joue comme on le faisait il y a 50 ans… N’empêche que ce qu’interprète Grav’Ô portes correspond un peu plus à une certaine idée que l’on se fait des veillées du bon vieux temps, à cette façon de chanter que devait avoir nos aïeux. Personnellement je raffole de ce style. L’émission que j’anime à CIBL s’appelle d’ailleurs tape la galette. Je songe toutefois changer le titre l’été prochain. Des gens entendent dans cette expression quelque chose de péjoratif. Well…

*Extrait d’un article que j’ai écrit sur ce blogue le 18 octobre et dans lequel il était question de l’échelle Tavares.

Y a certains groupes que l’on peut davantage associé au néo-trad que d’autres. Je lui disais que selon moi Grav’Ô portes était plus traditionnelle que les Cousins Branchaud parce que ces derniers font usage d’une « batterie » et d’une basse électrique alors que Grav’Ô portes n’en fait pas usage préférant s’en tenir à des instruments plus «traditionnels». On a pas établi de critères précis mais il m’a lancé l’idée d’une sorte de continuum -que je baptise échelle Tavares- qui s’étend de gauche à droite. La gauche c’est le bord généreux, ouvert aux différentes tendances. La droite c’est le côté gardien de l’orthodoxie, fermé aux nouvelles tendances. Je me suis amusé à situer quelques groupes sur l’échelle Tavares.

Sylvain «Fred» Desroches : guitare, pieds, réponse
Guy Desrosiers : violon, réponse
Michel Filibert : guitare, mandoline, voix
Gino Lavoie : accordéon, harmonica, guimbarde, pieds, réponse
Daniel Perron : voix principale, cuillère

Consommation en studio : Une bouteille de crème de mente et une 24 de Coors light.

mardi 18 décembre 2007

On attend toujours Jonathan.


Marc-André, Yakou et Pierre-Olivier.

Ancestrum ne forme plus un trio mais plutôt un quatuor. En effet, un violoneux, Jonathan Champoux, s’est joint récemment à ce jeune groupe de la Mauricie. Hélas, le pauvre ne s’est jamais rendu. Il arrive parfois que des participants aient un peu de retard mais jamais un musicien n’a «raté» l’émission. Vous me direz que la série n’a pas lieu à Radio-Canada, pas faux. Il a sûrement eu un contre temps. Souhaitons seulement qu’il n’a pas eu un accident. Vous pouvez imaginer qu’on s’est fait du mauvais sang durant le show. Ici, à la station, on attend qu’on nous fasse signe. Rassurez-nous quelqu’un.

Le groupe a fait du chemin depuis l’an dernier. De fait, l’été qui suivait leur participation à la série l’an passé leur a valu une invitation au Festival Mémoires et Racines. Quelques mois avant le festival le groupe gagnait secondaire en spectacle dans la région de la Mauricie. Et voilà qu’Ancestrum prévoit enregistrer un premier album en décembre prochain avec le nouveau venu au sein de l’ensemble, Jonathan Champoux.

Pour badiner j’ai demandé aux gars s’ils avaient plus de succès auprès des filles parce qu’ils jouent de la musique. Les gars m’ont dit que c’est un «plus», sans jamais insinuer que les filles se bousculaient pour se faire chanter la pomme. N’empêche que plus jeune je me rappelle que les gars faisant partie d’un band étaient très populaire auprès des filles, à tel point que j’envisageais sérieusement apprendre à jouer de la guitare. Combien de gars ont appris à jouer pour des raisons qui ne sont pas d’ordre artistique ? D’ailleurs je remarque qu’il y a plus de gars qui jouent de la musique qu’il n’y a de filles. C’est libidinale tout ça. De là à dire que les membres d’Ancestrum étaient ce soir à CFNJ pour des raisons gaillardes… quand même.

Dans l’ensemble leur «performance» cette année a été supérieure à celle offerte l’an dernier. Le jeu est plus précis. Les voix sont plus belles, plus fermes. Toutefois ils gagneraient à répondre avec plus d’énergie et avec une meilleure articulation. On a parfois l’impression que la réponse est approximative. Je le souligne ici mais cette observation vaut pour bien d’autres groupes. C’est, à mon sens, l’aspect le plus négligé des formations qui se produisent à la radio. Trop souvent la réponse est molle.

Marc-André Arsenault : accordéon, harmonica, guitare, voix
Yakou Bustamente : darbouka, thin whistle, flute à bec, réponse
Pierre-Olivier Lessard : guitare, voix

Consommation en studio : une boisson énergisante, du coca-cola et de l’eau.

4@5 du mardi 18 décembre 2007

Tonus : Reel beemax et matawa / Ancestrum
Histoires de mensonges / Les P’tits Diablotins
Rose / Réveillon
C’est la façon / Hommage aux aînés
C’est ben dommage / De Temps Antan
Le meunier et la jeune fille / La Bottine Souriante
Reel des noces d’argent / Laurencio Beaudin
M’en revenant des vêpres / Tu m’en diras tant
La petite Jeanneton / Les Cousins Branchaud
Les caresses / Baqqhus
Choix du public : La ram doudou / Hommage aux aînés
Le champs de pois / Breton-Cyr

lundi 17 décembre 2007

Même la mère Noël était là.


Dominic, Maggie, Jonathan, Sarah, Sylvie Coutu (directrice), Samuel, Camille, Josianne, Léandre et Daniel.


Le studio-théâtre de CFNJ était bondé ce soir pour accueillir Les P’tits Diablotins, groupe formé il y a déjà 3 ans par Sylvie Coutu directrice de l’ensemble. Marcel Ducharme, ancien président de l’Association folklorique de Lanaudière nous a fait l’honneur d’être présent. J’aime rappeler que ce violoneux de St-Ambroise-de-Kildare est celui qui m’a fait découvrir la chanson et la musique traditionnelles. Il y a plus d’une dizaine d’années, il coanimait avec Henri Mondor une émission de trad à CFNJ appelée De mon père à mon fils. Parce que Henri devait s’absenter quelques fois en raison de spectacles qu’il donnait avec la Galvaude je le remplaçais et veillais avant tout à la mise en ondes. Les quelques fois où j’ai partagé le studio avec Marcel m’ont appris que beaucoup d’auditeurs étaient à l’écoute si je me fie très nombreux appels qu’il recevait. Je me rappelle qu’à l’époque la plupart des pièces que l’on diffusait étaient enregistrées sur cassette. C’était au début des années 90. M. Ducharme et sa femme Bernadette continuent de soutenir la musique traditionnelle. Encore récemment les P’tits Diablotins se réunissaient chez eux les vendredis soirs pour s’exercer et manger une glace à la vanille.

Les P’tits Diablotins se sont des jeunes d’environ 10 ans, 4 filles et 4 garçons, qui interprètent de la chanson à répondre. On note, cette année, qu’il y a plusieurs nouveaux visages chez les P’tits Dialotins. Tous chantent et certains d’entre eux jouent d’un instrument. Les gars surtout. Léandre, joue de la mandoline, Samuel du jambey et Dominic fait de la podorythmie. Depuis quelques mois Daniel Boudreault, père de Léandre, les accompagne à la guitare. Il est bon. Plus jeune il a joué beaucoup de musique traditionnelle avec des amis et de la famille au Lac St-Jean. Lise, son épouse, me confiait qu’il avait déjà joué avec le violoneux Louis « Pitou » Boudreault, peut-être un cousin éloigné. Chose certaine est aujourd’hui un père qui se réjouit d’entendre son fils jouer lui aussi du trad.

Je souligne en terminant que la maman de Sylvie avait enfilé le costume de mère Noël pour l’occasion. Elle a apporté un bon lunch que les enfants et leurs parents ont dévoré après l’émission. Elle a aussi préparé du bon sucre à la crème. Une boîte m’a été généreusement donnée. Nicolas en a reçu une aussi et une autre attend les Cousins Branchaud ce jeudi.

Maggie Beauséjour : voix
Sarah Beauséjour : voix
Léandre Boudreault : mandoline, voix
Samuel Lebeau : voix
Dominic Massé : pieds, voix
Camille Mathieu : voix
Jonathan Roy-Lépine : voix
Josiane Vadnais : voix

Consommation en studio : quelques bières pour les spectateurs et un v’limeux de bon lunch pour tout le monde après le show (y avait même du sucre à la crème).

4@5 du lundi 17 décembre 2007

4@5 du lundi 17 décembre 2007

Tonus : Du temps que j’étais jeune / Les P’tits Diablotins
Le trompeur de filles / Belzébuth
La piastre des États / Le Vent du Nord
Le sentier de neige / La Volée d’Castors
Oh Régina / Grav’Ô portes
Jean-Baptiste Côté / Les Langues Fourchues
Dans nos vielles maisons / La Bottine Souriante
Le petit soldat / Les frères Beaudry
Allons vidons / Les Charbonniers de l’enfer
Reel du gaucher et reel du love shack / Les frères Brunet
Choix du public : Ma mère il me faut un mari / La Veillée est jeune
Maman, j’ai 14 ans / Galant, tu perds ton temps
La laine des moutons / Les Cailloux

samedi 15 décembre 2007

Plus de chances de gagner qu'au 4@5

Les 22-23 et 24 février prochain a lieu la cinquième édition du Festival traditionnel de St-Bernard-de-Michaudville. Les spectacles sont présentés à l’église du village. Les festivaliers vous diront qu’ils sont bien reçus (Michel Riopel et sa famille sont de très chaleureux organisateurs). C’est pourquoi chaque année les amateurs de musique traditionnelle y reviennent. Ils faut reconnaître que la programmation est toujours relevée. Cette année d’excellents groupes sont à l’affiche parmi lesquels on retrouve Le Vent du Nord, Les Tireux d’roches, Hommage aux aînés et Tu m’en diras tant. Pas que ça. Il y aura aussi un ou deux jams et une danse callée par Eric Tarte.

Cette année la 5ème édition du festival se déroule dans le cadre des festivités du centième anniversaire de la municipalité de St-Bernard-de-Michaudville. Pour l’occasion un ambassadeur international a été désigné pour faire la promotion de l’événement, Monsieur Benoît Pelletier Shoja, un Franco-Américain du New Hampshire. Un concours a également été organisé. Voilà pourquoi je vous parle si tôt d’un festival qui n’a lieu que dans 2 mois. En participant à ce concours vous courez la chance de méritez un « forfait week-end» au gîte Su-Lau à St-Denis-sur-Richelieu et plusieurs albums de musique traditionnelle. Allez consulter leur site, tout est clairement expliqué. www.chantezvous.com

J’oubliais. Le festival se nomme Chantez-vous bien chez nous. Notez que St-Bernard-de-Michaudville est situé en Montérégie entre St-Hyacinthe et Sorel, pas loin de St-Denis-sur-Richelieu. On explique tout ça sur leur site.

4@5 du vendredi 14 décembre

Tonus : Le bonhomme de neige / La Volée d’Castors
La déroutée / Yves Lambert et le Bébert Orchestra
La planteuse de tabac / La Famille Cantin
Manigance / La grand houlette
Le ruisseau / Hommage aux aînés
Reel des 5 jumelles / Héritage familial
Rosette / Le Vent du Nord
Voici venir le père Noël / Monique Jutras
Vive l’amour / Légende
Les souliers rouges / Chasse Galerie
Choix du public : La brunette est là / La Bottine Souriante
La belle en vous aimant / Genticorum

jeudi 13 décembre 2007

Tu m'en diras tant


Valérie, Jean-Philippe, Gaëlle Veillette, Pascal Ferland

Chaque groupe a sa propre couleur musicale. En voici une que j’adore, notamment pour le banjo de Jean-Philippe. Aussi parce que j’aime beaucoup la façon avec laquelle Pascal joue de la guitare (à mon oreille cette façon est singulière). Il y a également les voix de Gaëlle et de Valérie qui se complètent merveilleusement bien (notez qu’il y a rarement 2 voix féminines au sein d’un même ensemble folklorique). Tu m’en diras tant, groupe originaire de St-Michel-des-Saints, fait route ensemble depuis bientôt 5 ans. Le groupe a lancé un premier album l’été dernier appelé les premières amours (de belles chansons et de la belle musique). D’ailleurs plusieurs des chansons et pièces instrumentales, jouées ce soir, se trouvent sur cet enregistrement réalisé par Francis Marion au studio de la Côte Jaune à St-Côme (voilà un autre cd produit chez les Beaudry).

Je remarque depuis le début de la série que la podorythmie est souvent confié à 2 personnes dans un même groupe. Selon ce que j’en comprends, il est fatiguant et laborieux d’assurer seul la podorythmie. Un «substitut» est parfois nécessaire (Jean-Philippe nous a dit, par contre, que si il y avait alternance entre lui et Pascal c'est pour des raisons de style car l'un et l'autre tapent différemment). J’ai même vu des groupes s’échanger la podorythmie durant une chanson. Pascal Ferland qui seconde Jean-Philippe nous a raconté avoir suivi des cours avec Michel Bordeleau au CRAPO de St-Jean-de-Matha. Le cours s’échelonnait sur 14 semaines. J’ai crû comprendre, à la lumière de ses propos, que cette formation était bien préparée. Retenez de ce paragraphe qu’il se donne des cours de podorythmie et que cela s’enseigne.

En passant. Si l’envie vous prend de faire une activité en plein air qui sort des sentiers battus, montez donc à St-Michel par la 131 nord et engagez-vous dans les sentiers de traîneaux à chiens qui sillonnent la région. Why not ? Un beau tapis de neige recouvre déjà tout le paysage. Encore faut-il avoir chiens et traîneau me direz-vous. En effet. C’est ici que Valérie Gauthier, violoneuse de la formation, vient à votre secours. Avec son conjoint Martin Charrette, elle a fondé une entreprise de randonnée en traîneau à chiens évasion nature (www.evasionnature.com).

Pascal Ferland : guitare, pieds, réponse
Valérie Gauthier : violon, voix
Jean-Philippe Kiernan : banjo, mandoline, harmonica, guimbarde, pieds, réponse
Gaëlle Veillette : accordéon, voix

Consommation en studio : un 6 pack de Rickard’s et 2 canette de GUINESS


4@5 du jeudi 13 décembre 2007

Tonus : L’oranger / Tu m’en diras tant
Mon aimable bergère / Les Charbonniers de l’enfer
Pingo bélo / Les Chauffeurs à pieds
Passer du bon temps / Les Cousins Branchaud
Quand on est gêné / Eric et Simon Beaudry
Brave soldat-Rose du chapeau / Nicolas Boulerice-Olivier Demers
Le cocu / Baqqhus
La tourtière / Le Rêve du diable
Je me roule / Les Frères Pellerin
Choix du public : Le taureau / Les Campagnards
Passe la bouteille / Les Langues Fourchues

mercredi 12 décembre 2007

Bardefou menacé par des balles de neige


Joel, Sarah, Stéphane, Nicolas, Pierre, Alain et Robert

L’émission a commencé sur les chapeaux de roue. En effet, au moment où le groupe interprétait sa deuxième chanson on entendait des balles de neige frapper la seule fenêtre du studio. Un vent de panique et d’inquiétude a soufflé sur tout le studio. De jeunes délinquants à qui l’on avait refusé de participer à la série voulaient maintenant gêner le bon déroulement de l’émission en cours. Nicolas Bellemare était sur le point d’appeler la police jusqu'à ce que je réalise in extremis que les balles de neige n’étaient pas l’œuvre de jeunes voyous mais bien les balles de Nicolas Froment, membre du groupe, arrivé en retard en raison d’une charrue qui l’empêchait de rouler comme un malade. La porte de la station était vérouillée. Par chance que ce jeune mandoliniste se rappelait dans quelle pièce était diffusée l’émission. Sans quoi le groupe eut été privé d’un important élément.

Vous ai-je dit le nom du groupe que l’on recevait ? Bardefou. Le plus «grand» ensemble de la saison. Pas moins de sept musiciens forment Bardefou, tous établis, ici, dans la région lanaudoise. Le groupe a, ce soir, offert une solide prestation, l’une des meilleures jusqu’ici cette année. La musique, que le groupe définie de world trad, a de gros accents celtiques. Je pense à la cornemuse d’Alain qui colore beaucoup le son de l’ensemble autant que la vielle à roue de Nicolas Boulerice ne teinte la musique du Vent du Nord. Voilà des instruments qui ne sont guère adoptés par les groupes qui se produisent à CFNJ et qui contribuent à développer l’identité musicale d’un groupe.

Je savais que Bardefou réunissait de bons musiciens mais j’ignorais cependant qu’ensemble ils chantaient si bien. Sur le plan vocal on entend qu’ils ont fait du progrès. D’ailleurs l’interprétation qu’ils ont faite de la chanson du marinier est l’un des beaux moments de l’émission. Robert Jourdain, le grand frère bienveillant de la formation qui a joué avec de nombreux ensembles traditionnels, m’a confié que Bardefou se souciait davantage des harmonisations vocales. D’ailleurs des organisateurs d’un festival ontarien où le groupe s’est produit il y a quelques mois leur ont souligné la qualité de celles-ci. Avec autant de bons musiciens et d’instruments au sein du groupe je me serais attendu à ce que le prochain album propose des plages très musicales. Robert m’a pourtant assuré que le chant et les voix ne seraient pas en reste sur leur prochain enregistrement.

Stéphane Arsenault : basse, pieds, réponse
Pierre Drainville : madoline, guitare
Nicolas Froment : bouzouki, guitare, mandoline, os de bœuf, voix
Robert Jourdain : guitare, voix
Sarah Lesage : violon, réponse
Alain Magnan : cornemuse, dijiridou, mandoline, réponse
Joel Ménard : percussions, réponse

Consommation en studio : Une 24 de Tremblay, une 15 de Tremblay, 2 bouteilles de vin italien, 1 bouteille de porto et une canette de Saporo. C’est beaucoup. Je ne veux pas, par cette petite «rubrique», faire l’apologie de la consommation d’alcool bien que j’ai l’air de le faire. L’an prochain je ne compte pas faire état du volume de boisson en studio. On va boire en cachette. Je tiens à rassurer les lecteurs. Seule une petite fraction de ce qui a été apporté a été bu.



4@5 du mercredi 12 décembre 2007

Tonus : Mireille / Bardefou
Les habitants de Boucherville / Les Campagnards
Sam ti get up / Hommage aux aînés
La perdriole / Belzébuth
Pardon ma femme / De Temps Antan
Reel du p'tit bonhomme
On va t'y n'avoir du plaisir /La Tuque Bleue
Le cantinier / ?
Les premières amours / Tu m'en diras tant¨
À longueur d'années /La Volée d'Castors
Parler d'amour / Claude Méthé
Choix du public : Les oreilles du chat / Baqqhus
Le 25 d'avril / Gilles Cantin

mardi 11 décembre 2007

Manque plus qu'un violon.



Frédéric, Martin, Daniel et Philippe

Ce ne sont pas des premiers de classe. Ce ne sont pas des virtuoses. Qu’importe si aucun d’eux ne s’est encore distingué à Star Académie, les gars savent remuer un studio de radio et jouer de saprées belles tounes. Les Campagnards ont joué ce soir avec un plaisir et un enthousiasme, qui je l’espère, a été partagé par tous les auditeurs. L’an dernier le groupe avait fait tout un tabac (ce fut l’un des shows les plus téléchargés de la dernière saison) à CFNJ avec une série de chansons très soulevantes. Cette année encore les Campagnards étaient dans une forme diabolique. Ils étaient près à faire bien du millage si l’on se fie à la quantité de bouteilles qu’ils avaient apporté en studio et qu’ils ont généreusement offert au public, témoin de leur époustouflante performance. À noter que plusieurs des chansons qu’ils ont interprétés sont des compositions qu’ils ont eux-mêmes écrites. Vous me direz que Jean-Jacques Goldman en écrit de plus belles, n’empêche qu’elles sont super chouettes. D’ailleurs l’une d’elles, appelée le Taureau, que l’on découvrait l’année passée, a eu beaucoup de succès à CFNJ l’hiver dernier. Elle est encore souvent demandée (on la retrouve sur leur démo). Comme le soulignait Mario Aimaro, avec qui j’ai partagé le micro après 18h00, cette chanson dépeint joyeusement la réalité lanaudoise en évoquant l’hiver froid et enneigé de la région et en nommant quelques municipalités de cette même région.

Cette année encore Philippe nous a fait la joie d’une interprétation dont lui seul a le secret. Connaissez-vous la serviette ? En voilà une qui n’a jamais figuré dans les cahiers de la bonne chanson. Pas que je sache. Une autre chanson toute aussi truculente qu’il interprète durant le rappel ne sera sans doute pas reprise sur le prochain album de la Bottine Souriante. Vous connaissez Yvonne Baker ? Je ne connaissais pas.

Le groupe n’a toujours pas enregistré d’album. Leur violoneux Christian Gosselin a quitté la formation l’été dernier. Un nouveau musicien s’est depuis joint au groupe, Frédéric Dufresne de St-Félix-de-Valois. Il joue de l’accordéon et de l’harmonica. Il n’est pas totalement étranger à la scène traditionnelle lanaudoise. En effet, il a été membre de la Vesse du loup et Yves Lambert lui a déjà enseigné l’accordéon. Avant de quitter le studio les gars m’ont confié qu’ils aimeraient bien accueillir un violoneux au sein de leur ensemble après quoi ils envisageront sérieusement réaliser un album. Du bon répertoire attend.

Fait à noter. L’émission a tellement plu à Neil Armstrong, propriétaire du bar l’Arcade à St-Gabriel-de-Brandon, qu’il s’est pointé au studio théâtre durant le show pour proposer aux Campagnards de jouer dans son établissement durant le temps des fêtes. Il n’a jamais voulu dire combien ils comptaient les payer mais selon les sourires qu’il m’adressait je crû comprendre que les Campagnards allaient faire banco.

Frédéric Dufresne : accordéon, harmonica
Martin Gallant : guitare, banjo, voix
Daniel Laforest : voix, podorythmie
Philippe Thériault : guitare, voix

Consommation en studio : Une 24 de Milwaukee’s Best et 18 Molson Export

4@5 du mardi 11 décembre 2007

Tonus : Le taureau / Les Campagnards
Pourquoi donc faire des pas / La Famille Cantin
Doublé : Ronfleuse Gobeil / Tilerintintou / Les Tireux d’Roches
Pour la guérir / Les Cousins Branchaud
Le p’tit moine / Les Charbonniers de l’enfer
Reel Lorenzo / Laurencio Beaudin
Le cornemuseux / Hommage aux aînés
Les gars de Senneville / Bardefou
Ma fille a veut se marier / Ni Sarpe, Ni Branche
L’oranger / Mauvais sort
Choix du public : Prenez donc un cachet d’aspirine-Reel hommage
Faut pas s’faire de bile / La Part du Quêteux

lundi 10 décembre 2007

... à la bonne franquette



Marcel, Claire, Laurencio et François

Un nouveau groupe, Par derrière chez ma tante, se produisait ce soir à CFNJ. Cependant la plupart des membres avait déjà participé à TJB. En effet, Laurencio, et son épouse Claire, étaient venus jouer ensemble l’an dernier alors que le guitariste François Lord avait accompagné Gaston Nolet à quelques occasions. Seul Marcel Picotin n’avait pas posé le pied dans le studio-théâtre de CFNJ. J’ai demandé à ce dernier avant qu’il ne soit 16h00 s’il avait déjà écouté une émission de la série (j’aime toujours vérifier si les invités savent dans quel bateau ils embarquent). Ce cher Marcel m’a dit avoir écouté TOUTES les émissions depuis que la série a été lancée en 2002. Et pour ne rien manquer des émissions de musique traditionnelle Marcel qui demeure à 2 pas de chez Laurencio à Granby a fait installer une antenne de télé à son radio-réveil. Je parle ici d’antenne en métal sur le flanc des maisons très populaire en banlieue à la fin des années 70 (je me souviens que plus jeune on montait ces antennes pour aller sur les toits de maison lorsque l’on jouait à la cachette ou encore lorsque l’on voulait plonger dans la piscine).

Si Marcel connaissait bien la série, il ignorait toutefois que des auditeurs lui demanderaient d’interpréter une chanson Y a 40 ans dans une veillée. Ne la chercher pas dans les cahiers de la bonne chanson ni même dans la discothèque de CFNJ. Marcel a aussi interprété la télévision, chanson qu’a écrit Oscar Thiffault, un chanteur qu’il a d’ailleurs déjà fréquenté dans les années 70.

L’enregistrement de l’émission n’est pas consacré qu’aux chansons de Marcel ou à celles de Claire qui en chante également quelques unes. L’émission est plutôt l’occasion d’entendre l’accordéon de Laurencio Beaudin, un musicien qui adore reeler. Vous entendrez sur l’enregistrement de cette émission que les interprétations de Laurencio sont pleines d’entrain. Si son jeu vous emballe,gâtez-vous en vous procurant l’un des 7 albums qu’il a réalisé disponible à l’AQLF (sur plusieurs d’entre eux il est accompagné au piano de sa conjointe Claire).

Après l’émission le groupe a enregistré quelques pièces de plus pour le bénéfice des internautes. Ce fut aussi l’occasion de faire parler un peu François, tout heureux de nous raconter une blague. Je vous la répète. Elle est mignonne. C’est une petite fille qui dit à sa mère de faire comme mémé hier : manger sa crème glacée rapidement. La mère de répondre à sa fille que mémé n’a pas mangé de crème glacée hier. La petite insiste et jure que mémé en a mangé. De fait, la petite se souvient très bien avoir entendu pépé dire à mémé "Mange la vite avant qu’elle devienne molle".

Claire Ouellette : piano, voix
Laurencio Beaudin : accordéon diatonique, pieds
François Lord : guitare électrique
Marcel Picotin : voix

Consommation en studio : Un 6 pack de Molson Export et quelques canettes de Molson Dry.

4@5 du lundi 10 décembre 2007

Tonus : Le train / Claire et Laurencio Beaudin
La bizoune / De Temps Antan
Tour à bois / Le Vent du Nord
Marions-nous / Belzébuth
L’oranger / Tu m’en diras tant
Buvons chers camarades / Les Langues Fourchues
Le curé de St-Denis / Grav’Ô portes
Toujours en boisson / La Grande Virée
La déroutée / Yves Lambert et le Bébert Orchestra
Fa la la / La Volée d’Castors
Don Messer Medley /Leahy
Choix du public : Marcoux Labonté / Gwazigan
Pour se marier / Galant tu perds ton temps

Radioquizz : À quel endroit a été enregistrée Évangélyne sur l’album qu’a réalisé Annie Blanchard.

Réponse : À l’église de St-Zénon

Prix : une chance de gagner un certificat-cadeau de la Librairie René Martin à Joliette.

Prix : l’album Pourquoi pas de la Famille Cantin

Nicolas a dit : que les mauvaises réponses ont été plus nombreuses que les bonnes.