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vendredi 15 février 2008

Monsieur le président réfléchit

Je viens tout juste d’échanger quelques mots avec Serge Mathon, le très dévoué président de l’AQLF (association québécoise des loisirs folkloriques) qui compte une quinzaine d’associations et environ 3000 membre partout au Québec. Depuis 2 ans, avec son c.a., il réfléchit à l’avenir de l’Association. Sans qu’elle ne soit en péril, il remarque que les membres vieillissent et que le membership ne se renouvelle pas autant qu’il le souhaiterait. Je lui disais que le trad connaissait pourtant au Québec une vague de popularité qui persiste depuis 5 ans. Ça ne lui a pas échappé et il s’en réjouit mais, m’a-t-il expliqué, il y a, dans l’ensemble, moins de gens qui souhaitent se réunir chaque semaine pour jouer, chanter et même danser à l’intérieure de certaines structures de l’AQLF. Sa réflexion est toujours guidée par la mission de l’AQLF qui est de veiller à la promotion, à la diffusion et à la protection des arts traditionnels du Québec. Comment soutenir adéquatement le mouvement traditionnel et s’assurer de sa pérennité ? Un président ça pense à ça.


Erratum

Zut ! Les Campagnards ne sont pas en studio comme nous l’avait pourtant dit Nicolas en début de semaine. Toutefois, ils envisagent à un m’ment d’nné enregistrer un premier album. Les gars ont du très bon «matériel», ne reste plus qu’à l’endisquer.


Par souci d’équité

Christiane Campagna, chroniqueuse «historique» à l’émission Tradosphère, nous parlait mardi dernier de mariage, d’amour et de sexe en cette semaine de la St-Valentin. Elle a avancé une intéressante «théorie» pour expliquer pourquoi l’Église présentait le sexe comme un devoir conjugal duquel il ne fallait pas tirer trop de plaisir. Selon ce que j’ai compris, quelqu’un qui entrait dans les ordres et qui faisait vœu de chasteté ne pouvait souffrir que ses contemporains en ménage puissent, eux, avoir du fun. Frustré de renoncer à la chose, il trouvait du réconfort à l’idée que tout le monde, comme lui, ne s’éclate pas. Le mur de Berlin se serait écroulé pour des motifs semblables. Un prof en sciences politiques qui a mené de sérieuses recherches (plus de 350 entretiens avec des Allemands de l’est) sur les raisons qui ont conduit à l’effondrement du mur, en a conclu que le principal facteur tenait à l’agacement des Berlinois envieux que certains compatriotes à l’est du mur reviennent de l’ouest avec des produits qu’on ne trouvait pas à la maison.


Un autre album de trad

Le groupe Mauvais Sort a lancé un album récemment. Je vous en reparle sitôt que je mets la main sur une copie.

mercredi 25 juillet 2007

Une couverte sur la pelouse pis on danse

Nouveau conseil d'administration de l'AQLF


Dimanche après-midi je suis allé chez Serge Mathon et Marie-Claude Breault à St-Narcisse en Mauricie. Le conseil d'administration de l'AQLF (associaton québécoise des loisirs folkloriques), élu en juin dernier, était réuni chez eux. Ils ont ensemble déterminé le siège que chacun occupera pour la prochaine année au sein du conseil. Sans surprise, Serge demeure président. Martin Langlais est vice-président. Eric Tarte est secrétaire-trésorier. Quant à Réjean Brunet, Marcel Poirier, Gérald Cyr et Jean-Pierre Barbeau ils ont été nommés directeur.

Maurice Billette et Marie-Claude Breault ne sont donc plus membres du conseil d'administration. L'un et l'autre continueront à soutenir l'AQLF mais d'une façon moins formelle.

C'est trop loin
Depuis lundi j'ai repris le micro à CFNJ. Merci encore à Nicolas et Denis de m'avoir proposé ce remplacement. Lundi j'étais un peu plus rouillé que je ne l'anticipais. Je retrouve tranquillement mes repères. Quelle idée d'avoir laissé ce travail ! De nombreux auditeurs m'ont demandé pourquoi. Pour des raisons pécuniaires, tout simplement. Je ne pouvais plus faire le voyagement entre Montréal et St-Gabriel-de-Brandon. Il m'en coûtait trop cher d'essence, d'usure et même d'assurance (les salaires sont maigres dans une radio communautaire). J'aurais pu m'établir à côté de la station comme Nicolas mais ma femme a horreur de la conduite automobile (et n'en a pas le temps car elle mène des études en même temps qu'elle travaille). Pas question de s'établir loin de son boulot. Elle travaille au centre-ville. Vous vous doutez bien que la décision de partir a été douloureuse. Aujourd'hui je tiens un site internet, j'ai un studio à la maison et j'anime une émission hebdomadaire à CIBL (radio communautaire de Montréal). J'anime aussi différents événements les week-ends (beaucoup de réceptions de mariage).

Podo et non pédi et surtout pas pédé
Le Festival Mémoire et Racines débute aujourd'hui dans le centre-ville de Joliette. La programmation est disponible sur leur site. À l'émission de ce soir à CIBL (En filant ma quenouille) Stéphanie Teasdale et moi recevions le conteur Alain Lamontagne, porte-parole de l'événement. Je savais que l'expression podorythmie est un néologisme qu'il avait lui-même créé. Mais avant qu'il n'appelle le tapage de pieds podorythmie il l'avait appelé pédirythmie. Ce changement s'est imposé en Europe alors qu'en entrevue les journalistes et animateurs esquissaient un p'tit sourire lorsqu'ils entendaient cette expression. Ils croyaient entendre PÉDÉrythmie. Alain a donc changer pédi (pied) de la racine latine par podo le la racine grecque. Bravo ! L'Académie française t'en sera un jour reconnaissante.

lundi 11 juin 2007

Rajeunir le membership de l'AQLF

Hier, dimanche, l'Association québécoise des loisirs folkloriques (AQLF) tenait son assemblée annuelle. Par un dimanche aussi ensoleillé, nombreux sont les membres qui ont préféré profiter du beau temps que de s'enfermer dans une salle fermée du stade olympique. Comment les blâmer ? La plupart était sûrement au Grand Prix. N'empêche que nous étions une quinzaine réunie à cette assemblée générale (les absents n'ont pas eu le bonheur de manger des trous de beigne). Un nouveau conseil a été élu par acclamation. Il est formé de Serge Mathon, président, Jean-Pierre Barbeau, Erick Tarte, Réjean Brunet, Martin Langlais, Marcel Poirier et Gérald Cyr. Marcel et Gérald sont nouveaux au conseil et " remplacent " Maurice Billette et Marie-Claude Brault.

Le président Serge Mathon a répété que la politique de reconnaissance des comités régionaux (il y en a 15) est désormais en vigueur. Cette politique vise à ce que les activités organisées par l'un des 15 comités régionaux de l'AQLF ne soient que de nature traditionnelle. Comme nous l'a rappelé M. Mathon, la mission de l'AQLF est de promouvoir, préserver et diffuser le folklore québécois. Pour illustrer son propos il disait que s'il existait une Association québécoise de loisirs francophones, les Japonais, les Russes et les Inuits seraient tenus de participer aux activités en français. Bref, les activités tenues par l'AQLF ne sont pas des réunions de musiciens où tout un chacun peut y interpréter ce qu'il veut.

J'ai demandé au conseil si une telle politique n'aurait pas pour effet de contrarier certains membres et de mener à une diminution du membership qui en compte actuellement 4000. Serge croit que, bien sûr, il y aura des gens qui tourneront le dos à l'AQLF mais selon lui, la très large majorité des membres comprennent la pertinence d'une telle politique et souhaite sa mise en vigueur. M. Alain Billette, directeur général de l'AQLF, ne croit pas qu'il faille se faire de soucis avec cette possible désaffectation. Il se préoccupe davantage du fait que trop peu de jeunes ne soient membres de l'Association. Erick Tarte soulignait d'ailleurs que 73 % des membres ont plus de 60 ans ! Pas que l'on veuille chasser les aînés, que non, mais il est vital que l'on rajeunisse le membership. Le conseil en fait sa priorité. Je vous parlerai éventuellement des solutions envisagées par le conseil.

mardi 8 mai 2007

La politique de reconnaissance des comités régionaux bientôt en vigueur

Dans le plus récent numéro du magazine Québec Folklore publié par l'Association québécoise des loisirs folkloriques le président, Serge Mathon, rappelle aux associations régionales et leurs membres que la politique de reconnaissance des comités régionaux entrera en vigueur dès juin. Cette politique de reconnaissance prévoit que les activités tenues au nom de l'Association par un comité régional ou par le comité provincial respectent la mission de l'organisme qui vise à faire la promotion de la musique et de la chanson traditionnelles. Désormais toutes les musiques et chansons diffusées, interprétées, entendues à l'occasion d'activités organisées par les associations régionales seront de nature traditionnelle. Si cette politique de reconnaissance a été établie c'est que l'on remarque que depuis plusieurs années des associations, pour différentes raisons, autorisent, lors de leurs activités, que leurs membres interprètent des chansons country ou populaires !!! En admettant ces chansons les associations se détachent de leur mission. Souhaitons que cette politique de reconnaissance sera observée de bonne grâce par les 15 associations régionales.

La dernière chose que souhaite Serge Mathon et le comité provincial c'est que l'application de cette règle n'ait pour effet de froisser ou même de chasser des membres. Quiconque connaît le président vous dira qu'il est d'une nature à la fois généreuse et conciliante et n'a pas la réputation de se conduire en autocrate. Pour que cette politique réussisse, sans trop heurter les membres, les comités régionaux devront expliquer clairement la nécessité et la pertinence de cette mesure.

Cette politique de reconnaissance m'a rappelé un épisode qui s'est déroulé il y a quelques années dans le cadre de la série T-shirt, jeans, baskets, c'est à la bonne franquette alors que l'Association folklorique de Lanaudière était venue se produire dans le studio théâtre de CFNJ. Je les avais invité car j'estimais important d'offrir de la visibilité à cette association qui s'emploie à faire la promotion de la musique et de la chanson traditionnelles. Pourtant à la fin de l'émission une dame avait interprété une chanson country ! C'est pas un crime, direz-vous, mais je me suis dit que cela envoyait un curieux message aux gens qui écoutaient. En effet, si certains ne distinguent pas toujours le country de la musique traditionnelle il est de la responsabilité du comité, qui a comme mission de faire la promotion du trad, de tracer cette ligne et de ne pas profiter d'une émission de musique traditionnelle à la radio pour interpréter autre chose que de la musique traditionnelle.