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mercredi 23 avril 2008

Une journée chez Claude Méthé



Cet été, en juillet, y a camp de violon traditionnel à Rawdon tenu par André Brunet et Eric Beaudry. Avant que ne se tienne cette colonie de vacances le violoneux Claude Méthé de Ste-Béatrix propose une journée de violon trad dans sa chaleureuse maison le 7 juin prochain. Il en coûte 50 $ ce qui comprend 2 sessions de 2h, la collation, le repas et un petit concert qu'il fera avec Dana Whittle. Claude souhaite réunir 6 à 8 violoneux. Téléphone : 450-883-3342


Les Mon'Oncles vont faire un album

Dimanche j’ai causé avec André Marchand avant qu’il ne monte sur scène avec Les Charbonniers. On a parlé de leur plus récent album À la grâce de Dieu, lancé en 2007 et de la série de spectacles qui a suivi. Encore une fois l’album comme le spectacle ont été bien reçu. Leurs activités vont ralentir un peu selon ce qu’il m’a dit. Il prévoit consacrer bientôt plus de temps à son autre band. On sait qu’il est aussi membre des Mon’Oncles avec le violoneux Michel Bordeleau, l’accordéoniste Normand Miron et le contre bassiste Raynald Dupras. André joue de la guitare. Cet été un album sera possiblement lancé. Je dis « possiblement » car les années m’ont appris que le lancement d’un album peut être repoussé plusieurs fois. À surveiller. Les gars ne peuvent pas se planter, ils ont trop de métier.

La Part du Quêteux va faire un show

Ce samedi 26 avril La Part du Quêteux se produit au CRAPO de St-Jean-de-Matha. Vous les avez vu en spectacle récemment ? Pas moi. Et je crois comprendre pourquoi. Le groupe a connu de profondes transformations au cours de la dernière année. Des membres ont quitté le band et d’autres les ont remplacé. Seul Stéphane Poirier, membre fondateur, est encore de cette formation montréalo-lanaudoise. Le violoneux David Boulanger est désormais avec la Bottine Souriante, le contre-bassiste Simon Lepage fait équipe avec le Bébert Orchestra et le guitariste Micheal Ayles fait…autre chose. Les nouveaux musiciens sont Gaston Bernard, Hervé Treille et François Dauphin. Je souligne que La Part du Quêteux a mérité un beau prix l’an dernier. En effet, leur cd Paye la traite est récipiendaire du prix de l’album traditionnel de l’année 2007 au Canadian folk music awards. Réservation : 450-886-1515

vendredi 8 février 2008

Quand Claude rencontre Gervais...

Il est minuit. J’arrive de Ste-Béatrix dans Lanaudière. Le violoneux Claude Méthé m’a invité dans sa splendide maison de campagne à manger un bon plat de pâte arrosé de quelques bières et d’une bonne bouteille de vin. Compte tenu qu’il est tard au moment où je vous écrit, qu’un enregistrement vidéo du match Canadien-Maple Leafs attend dans le magnétoscope, je vous propose aujourd’hui l’extrait d’un récit que Claude a commencé à écrire depuis quelques jours. Attention, il n’est pas devenu soudainement romancier, ni essayiste. Il a plutôt entrepris d’écrire en toute simplicité son parcours de violoneux qui sera éventuellement publié sur son site internet www.claudemethe.com dans la rubrique sofa gris. J’ai crû comprendre que son récit prendrait la forme d’un journal personnel. Je vous en reparle sitôt qu’il sera en ligne.

Les quelques lignes que j’ai « pillé » à Claude nous racontent ici une rencontre déterminante qu’il a faite en 1973.

Un jour j’ai eu une invitation pour un party dans le Vieux-Québec et c’est là que j’ai découvert un personnage directement sortit du ¨Terroir québecois¨: Gervais Lessard . Chansons qu’il sortait de je ne sais où, harmonica, violon, tapement de pied , tout ça dans le même homme et qui s’y adonnait corps et âme. C’est ainsi que mon baptême du trad s’est passé, dans une bouffée de Jamaïcain, j’ai vu apparaître le verre à la main, le battement dans les pieds, se démenant comme un diable dans l’eau bénite, mon premier complice de musique.

Il y eu plusieurs de ces ¨party¨ et un jour il m’a demandé de l’accompagner à la guitare pour un contrat de musique dans un bar appelé La Barricade sur la côte du passage à Lévis. C’était les premiers débuts du Rêve du Diable. Juste à deux, à La Barricade, on a brassé la cabane et mis le diable dedans à nombreuses veillées et durant tout un hiver on a fait brasser la brasserie, toujours à Lévis, à la La Broue Libre.
Moi qui ne connaissait pas tellement le style mais qui découvrait la musique vraie : celle qu’on touche avec nos instruments ¨devant du monde¨, celle qui attise notre patrimoine intérieur, celle qu’on voit et entend devant nous : toujours vivante. Je crois que je venais tout juste d’acquérir un sentiment d’appartenance pour ce que j’allais ensuite découvrir dans les années à venir : l’ampleur, la diversité et la richesse de la musique folklorique québecoise . C’est suite a une de ces soirées que l’on fit la rencontre de Jean Pierre Lachance (et de Pierre Beaulé) qui formaient le duo: Les fourmis du rang: musique de guitare et mandoline, chansons originales en français mais d’inspiration folk. Ils se sont joint à nous pour former le groupe trad ¨Les toast su’l poêle à bois¨ qui n’allait exister que la durée d’ un spectacle à Montréal. Dans la nuit du retour à Québec la chicane ¨a pogné¨, le diable à quatre n’a pas fonctionné mais le trio du Rêve était partit.

Je souligne que Claude a été membre de plusieurs groupes dont Le Rêve du Diable, Manigance, Jeter le pont, Entourloupe, Dent-de-lion, Ni Sarpe Ni Branche. Aujourd'hui il joue avec sa femme Dana Wittle, sa fille Béatrix, Denise Levac et Colin, fils de Denise.

mardi 13 novembre 2007

2, puis 4 et enfin 5 en studio !


Béatrix, Claude, Dana, Denise, Collin

Le violoneux Claude Méthé* a entrepris l’émission seul avec la flûteuse, Denise Levac. Dix minutes plus tard l’épouse de Claude, Dana Wittle, guitariste et leur fille Béatrix, violoneuse, venaient nous retrouver. Deux reels plus tard, Collin, fils de Denise, arrivait ENFIN à la station. Son entrée était attendue. L’ensemble jouait une pièce, Collin se fraye un chemin discrètement jusqu’à sa place. Il commence à jouer précisément là où son banjo doit se manifester. Comme dans les films. S’il était arrivé dix secondes plus tard la pièce était bousillée. Fiou ! C’est à la bonne franquette. Pauvre Collin. Dana lui avait pourtant bien dit de l’attendre au coin de la rue après l’école. Il a plutôt monté à bord de l’autobus. En route, alors que tout l’autobus répondait aux chansons du 4@5 il s’est rappelé qu’il se produisait à CFNJ. Donc, pas tout à fait étourdi notre Collin, qu’un peu. Sa mère a bien essayé de le défendre en nous disant qu’il était débordé… Quand même !!! Il a eu 14 ans récemment. Comme ses frères, il est beau comme un cœur.

Claude revenait cette année avec un tout un groupe alors que l’an dernier il jouait en duo avec Dana. Le groupe est familial. Il y a Claude, Dana, leur fille Béatrix ainsi que Denise et son garçon Collin. Quelqu’un vient de m’écrire que c’est l’une des meilleures émissions qu’il avait entendue dans le cadre de la série. J’aime croire que ce n’est pas qu’en raison de nos nouveaux micros. À 5 en studio ça swingnait en tabarouette. Beaucoup de reels et une chanson. J’avais le sentiment d’entendre un groupe bien chouette qui jouait plutôt juste. On devine qu’ils ont l’occasion de jouer ensemble régulièrement. Notez que le groupe n’a toujours pas de nom. Ils y pensent. C’est utile d’en avoir un. Cela aide à retracer un band à qui l’on souhaite confier un contrat. Elle en a honoré un récemment. En effet, la «famille» revient d’un voyage où elle a joué en Espagne.

*Claude a été membre (ou l’est encore) du Rêve du diable, Jeter le pont, Manigance, Entourloupe, Ni Sarpe Ni Branche, Dent-de-lion,… Je vous suggère d’écouter son album L’amant confesseur. Vous entendrez un sapré violoneux et quelques belles chansons. Parler d’amour est celle que je préfère sur cet album réalisé il y a 2 ans déjà.

Collin Levac : banjo, mandoline, pieds
Denise Levac : flûte traversière
Béatrix Méthé : violon
Claude Méthé : violon
Dana Wittle : guitare, voix

Consommation en studio : un flasque de whisky (les enfants n’en ont pas bu).

mercredi 4 juillet 2007

Claude Méthé, l'amant confesseur

Mardi dernier le violoneux Claude Méthé participait à l'émission En filant ma quenouille (émission que je coanime avec Stéphanie Teasdale cet été sur les ondes de CIBL 101,5 FM tous les mardis de 20h00 à 21h00). Ce violoneux natif de Ste-Foy et aujourd'hui établi dans Lanaudière à Ste-Béatrix nous a parlé de son parcours de folkloriste qui a commencé à la fin des années 60 alors qu'il découvrait Gilles Vigneault, Raoul Roy et Les Cailloux dans les boîtes à chanson. À l'époque Claude ne jouait pas encore de violon mais plutôt de la guitare. Il commencera à jouer du violon après avoir fait la connaissance du très coloré Gervais Lessard qui l'a encouragé à jouer de cet instrument. Avec Gervais il a fondé Le Rêve du Diable, groupe pour lequel il a joué de 1974 à 1986. J'informe les internautes du Gabon que le groupe est toujours actif. Suite à son aventure avec le Rêve il a joué avec Manigance, Jeter le pont, Entourloupe, Dent-de-lion et Ni Sarpe Ni Branche. L'an dernier il lançait un premier album solo L'amant confesseur sur lequel on retrouve plusieurs reels, une valse, une gigue, des chansons à répondre, une complainte,… 15 plages en tout. L'album a été réalisé par Pascal Gemme, violoneux de Genticorum (un album que j'écoute souvent). La chanson Parler d'amour me donne encore des frissons, une chanson que Claude a appris de Jean-Paul Guimont de Wotton. On ne compte plus les livrets d'albums traditionnels dans lesquels il est mentionné que telle et telle chanson a été pigée dans le répertoire de M. Guimont.

Lors de cet entretien Claude nous a parlé d'éthique en matière de chansons traditionnelles en nous confiant qu'il trouvait " délicat " de prendre la chanson de quelqu'un. " J'ai le sentiment de violer son territoire privé. La chanson appartient à une famille. Prendre une chanson et la chanter c'est un manque d'éthique. Y a pas que moi qui le pense. Dans les familles les chansons sont attitrées. Un gars n'ira pas chanter la chanson de l'autre. S'il décède o.k. c'est pas pareil. Ou bien s'il n'est pas là tu peux lui rendre hommage " Ce qu'il nous a raconté illustre bien le respect que les folkloristes ont à l'égard du répertoire familial des autres. On remarque d'ailleurs dans les livrets d'albums traditionnelles que souvent il est écrit de qui la chanson a été apprise. Cette attention est à la fois une information mais surtout une marque de reconnaissance.

Sachez que Claude participera au Festival Mémoire et Racines cet été. Il se produira d'abord à l'Interlude sur Manseau à Joliette à 20h30 jeudi le 26 juillet et se produira ensuite au Cabaret du Festival le samedi à 18h00.

Vous pouvez consulter la programmation du FMR à http://www.memoireracines.qc.ca/

mardi 5 décembre 2006

Claude Méthé

Un reeleux !

Amateurs de reels, téléchargez. Claude Méthé, l’un des bons violoneux au Québec, aujourd’hui établi à Ste-Béatrix, s’est arrêté à CFNJ pour nous jouer de nombreux reels en compagnie de sa guitariste préférée, Dana Whittle. Ensemble ils ont interprété des reels, d’autres reels et encore des reels que Claude a composés. Entre 2 reels, enregistrés sur son plus récent album, Claude nous a parlé de l’intérêt qu’il porte au reel, du plaisir qu’il tire à jouer des reels, de ce qui inspire la composition de ses reels. N’allez pas vous imaginez qu’il ne joue que des reels. S’il est vrai qu’il reel au boute, il lui arrive aussi de jouer autre chose que des reels. Je pense à cette très belle chanson qu’il a apprise de Jean-Paul Guimont, parler d’amour, ou encore à une valse qu’il a joué à la fin de l’émission. Pas que des reels, donc.

Je souligne que son album l’amant confesseur, lancé le printemps dernier, est en nomination au Canadian Folk Music Award qui a lieu ce dimanche à Edmonton, dans la catégorie meilleur album traditionnel de l’année. Beaucoup de folkloristes ont participé à l’enregistrement de cet album. Signe certain que Claude compte de nombreux amis.

Je souligne également que jamais durant l’émission Claude n’a partagé avec moi son flasque de boisson me laissant plutôt boire de l’eau tiède dans un verre de styrofoam. Et vous savez quoi ? Je ne lui en veux pas pentoute.