lundi 12 novembre 2007

À la bonne...BIÈRE FRETTE


Le Vent du Nord: Olivier, Simon, Réjean et Nicolas

Le Vent du Nord ouvrait ce soir la cinquième édition de la série T-shirt, jean, baskets, c’est à la bonne franquette. Ouffffffff ! On a cassé la glace. La première est toujours plus énervante. Nicolas qui veille à la mise en ondes n’a dormi que 2 heures. J’en ai dormi 4. On se fait du souci quant à la technique. Une nouvelle console, de nouveaux fils, de nouveaux micros,… Il est rassurant de commencer avec un groupe de musiciens professionnels. Le VDN participait pour une quatrième fois à cette série. Comme toujours les gars ont donné tout un show (c’est l’une des meilleures formations de musique traditionnelle au Québec, dans mon top 5). Il est facile d’échanger avec eux, les gars ont l’habitude d’accorder des entrevues. Nicolas Boulerice et Olivier Demers, membres fondateurs de l’ensemble, répondent généreusement aux questions. À la décharge de Simon Beaudry qui n’a presque pas parlé, le pauvre n’avait pas de micro au moment où il y avait des échanges car nous partagions le même. Réjean Brunet (ancien bassiste de La Volée d’Castors), nouveau au sein du groupe, revenait de chez le dentiste. La bouche anesthésiée l’empêchait de parler. Courageux, il a chanté une toune. Le groupe a surtout interprété des chansons de leur plus récent album, Dans les airs, leur troisième. Sébastien Borduas, un infographiste de Mont St-Hilaire, que j’ai débaptisé deux fois sur mon blogue vendredi dernier, m’a apporté des auto-collants sur lesquels est inscrit le nom de la série, de la station et du site. Le sticker est joli. Si vous en souhaitez, je vous en vends volontiers. Il en coûte 5 $ par collant. L’argent amassé contribuera à défrayer les coûts de la bande passante (c’est par milliers que vous téléchargez, et c’est tant mieux). Sachez que le Vent du Nord tient à nouveau sa Veillé de l’avant-veille au Club Soda le 30 décembre prochain. Au programme, Le Vent du Nord, De Temps Antan, Les Frères Brunet, Les Frères Beaudry, Les Frères Berthiaume, Boulerice-Demers,…

Jean-Marc Poulain, photographe de panorama-brandon.com, est venu assister à l’émission ce soir. Vous pouvez voir les photos qu’il a réalisées sur son site.

Simon Beaudry : guitare
Nicolas Boulerice : vielle à roue, accordéon-piano, piano
Olivier Demers : violon, mandoline, pieds
Réjean Brunet : basse acoustique, accordéon diatonique

Consommation en studio. Ils ont bu 12 bières de la microbrasserie Cheval blanc. L’effet de celles-ci leur à fait répondre BIÈRE FRETTE plutôt que FRANQUETTE. Faut que jeunesse se passe.

Prochain à se produire, Claude Méthé.

vendredi 9 novembre 2007

Achetez-en 25 et le 26ème sera gratuit.


Quelques modèles de l'auto-collant réalisé par Jean-François Borduas.

La cinquième édition de la série TJB reprend ce lundi. Le Vent du Nord ouvrira la série. J’ai hâte en tab... Comme vous le savez les choses s’y passent à la bonne franquette. L’an dernier les auditeurs ont commencé à nous écrire durant l’émission pour nous adresser des commentaires et faire des «demandes spéciales». On vous encourage à nouveau cette année à nous écrire pendant l’émission. Nicolas, qui veille à la mise en ondes durant la série, va accueillir vos courriels à demande@cfnj.net. Cette année, je prévois parler de podorythmie avec chacun des groupes. L'idée me vient d'un internaute français qui, l'été dernier, me posait des questions relatives à la podorythmie. Il voulait savoir sur quel type de planche Michel Bordeleau tapait et avec quelle semelle il tapait sur cette même planche. Je poserai la même question au podorythmeur désigné de toutes les formations.

Cette année, pour m’aider à couvrir les frais d’opération du site de radiotrad.com, je vais vendre des auto-collants 5$ à quiconque souhaite soutenir la série TJB et radiotrad.com. Les auto-collants ont été réalisés par l’infographiste Jean-Sébastien Borduas de Mont-Hilaire, grand amateur de musique traditionnelle. Il m’en approrte 200 ce lundi. Il me les vend 2.20 $ l’unité (au cost). Je les revends 5 $. Les profits couvriront les frais de la bande passante. Les téléchargements en bouffent beaucoup.

Une revue des arts et traditions populaires au Québec

Lisez-vous la revue Québec Folklore publiée par l’AQLF (association québécoise des loisirs folkloriques) ? On y trouve ce mois-ci le mot du président Serge Mathon, un article sur les Tireux d’Roches, un autre sur les Cousins Branchaud. Le viloneux Michel Mallette propose un reel aux musiciens (vous y trouverez les partitions). Le calleur Gérard Morin nous apprend des figures de danse traditionnelle. Denis Massé nous raconte…un conte. Il y a un calendrier d’activités traditionnelles. Il y a aussi la page du mnémo. On trouve cette page à la fin (page que je lis avant toutes les autres, un peu comme la section des sports du ‘Ournal de Monrial). Il est question dans ce numéro de la turlutte, de son origine, de son usage,... La revue se vend 5 $. Les gens membres de l’AQLF la reçoivent gratuitement. Être membre coûte 15 $. www.quebecfolklore.qc.ca

4@5 du vendredi 9 novembre 2007

Tonus : La déroutée / Yves Lambert
Poêle à fourneau / Manigance
Le petit cordonnier / Vent arrière
Belle rose et le reel écossais / Volée d’Castors
Reel après reel / Les Cousins Branchaud
La bastringue / Édith Butler
Les Tisserands / Genticorum
La beauté du mariage / Le Vent du Nord
Le reel des sorcières / Justine et Séverin
Choix du public : Ma bien aimée / La Souvenance Traditionnelle (Jean-Sébastien Albert)
Les filles de La Rochelle / Suroît

Radioquizz : Nommez un groupe que l’on découvrira lors de la prochaine édition de la série TJB.

Réponse : Les Rigolos de St-Ligo, La Grand Voile, Chant de l’aïeul, Les cuillères à carreaux, Par derrière chez ma tante,

Prix : Le magazine Coup de pouce est remis à Réal Frappier de Louiseville

Nicolas a dit : qu’un auditeur lui a assuré que jamais Grav’Ô portes ne s’est produit dans le cadre de la série TJB. Nicolas lui a fait la démonstration par 4 que Grav’Ô portes s’était bel et bien produit à CFNJ l’an dernier. Bien répond.

Échappée belle !

M’en est arrivé une pas bonne aujourd’hui. Après le déjeuner en allant au sous-sol j’ai posé le pied sur le séparateur du bac vert de récupération (un grand carré vert en plastique lustré). Le dit séparateur traînait par terre tout en haut de l’escalier. J’ai posé le pied dessus, le plastique a glissé, mes pieds se sont retrouvés dans les airs, j’ai déboulé les escaliers. Par chance que je n’ai rien de casser. J’ai toutefois le corps couvert de bleues. J’ai peine à tenir sur mes jambes. C’est con mais dans ma chute j’ai eu tout le loisir de penser au gardien José Théodore qui, avant d’être échangé à l’Avalanche du Colorado, avait fait une vilaine chute dans l’escalier devant sa maison, le tenant à l’écart du jeu pour une trop longue période. Au moment de me relever j’ai eu peur de ne pouvoir être à CFNJ lundi prochain. Ouffffffffffffff !

Quelqu’un de bien

Les Langues Fourchues lançaient un 3 ème album récemment, Juste à point, un enregistrement délicieux. On entend qu’il y a eu un beau travail de production. 75 heures de studio, 75 heures de mixage. De la belle ouvrage. J’ai demandé à Jean-François Branchaud ce qu’il leur en avait coûté pour produire cet album. 12 000 $. C’est peu et beaucoup à la fois. Comme de nombreux groupes traditionnels, Les Langues Fourchues, pour financer le coût de production de l’album, se sont tournées vers un organisme subventionnaire, le Conseil canadien de la culture, qui leur a accordé une subvention de 8 000 $. Manquait 4 000 $. Un «mécène», Bernard Laforest, leur a généreusement prêté cette somme. Bernard est enseignant au secondaire à Joliette. Il est une figure connue de la scène traditionnelle lanaudoise. Il est l’un des fondateurs du Festival Mémoire et Racines. Je prends le temps d’écrire quelques lignes pour souligner son engagement auprès de jeunes groupes de musique traditionnelle. Cela fait quelques années que l’on me raconte que Bernard met la main dans ses poches pour donner un coup de pouce. Croyez-moi, il ne cherche aucune publicité, pas plus qu’il ne cherche de reconnaissance. Quelqu’un de bien. Je me serais garder de parler de Bernard si Evelyne Gélinas lors du lancement n’avait pas pris le temps de remercier publiquement Bernard.

Boulerice-Demers

Ce samedi dans le cadre des Coups de cœur francophone de Montréal à la Maison de la Culture Frontenac Boulerice-Demers présente un spectacle avec des amis, Yann Falquet, Pascal Gemme et Daniel Roy. Ça ne peut pas être mauvais. Je vais tâcher de persuader ma femme d’y venir. La connaissant elle préfèrera regarder le Canadien contre les Sénateurs.

4@5 du jeudi 8 novembre 2007

Tonus : Si les hommes sont ivrognes / La Vesse du loup
Prenez donc un cachet d’aspirine / Grav’Ô portes
Complainte du jeudi : Toi seule qui a su me charmer / Les Frères Beaudry
En filant ma quenouille / Tu m’en diras tant
Mon Dieu quel homme / Les Langues Fourchues
Berlu / Gilles Vigneault et les Charbonniers de l’enfer
Pour boire il faut vendre / La Grand Débâcle
Ma mie / Belzébuth
Le Bonhomme qui riait / Arc en son
Le set à Thérèse / Claude Méthé
Brave soldat / Bernard Simard
Choix du public : L’oranger / Tu m’en diras tant (Jean-Marc Gadoury)

Radioquizz : Que s’est-il passé d’historique en 1942 un 8 novembre au Forum de Montréal.

Réponse : Le tout premier but de Maurice Richard dans l’uniforme du Canadien de Montréal.

Prix : Un album de Julie Pietri gagné par Samuel Pagette de St-Côme.

Nicolas a dit : que vous êtes une bande de chanceux car il a retrouvé un album de Julie Pietri à faire tirer. Eh ben, je parie que vous ne connaissiez pas votre chance !

jeudi 8 novembre 2007

Les Rigolos de St-Ligo.


En haut, Kevin Gélineau, Étienne Gaudet (guitare), Dominic Massé (podorythmie), Mylène Prévost (directrice).
En bas, Molly Boudreau, Amièle Lafrance, Judith Bérard, Jonathan Lépine-Roy.

Au moment où vous lisez ceci il ne reste que 4 dodos avant que ne commence la série TJB. Il n’y a pas que Nicolas et moi qui comptons les jours qui nous séparent de cet événement. Les Rigolos de St-Ligo les comptent aussi. Ce groupe de Lanaudière s’est inscrit in extremis à la faveur d’une semaine supplémentaire. On les entendra le jeudi 15 novembre, la semaine prochaine. C’est un groupe formé de jeunes d’environ 12 ans qui se réunit régulièrement pour interpréter des chansons traditionnelles. Le groupe a pris forme en quelque sorte en 2006 alors que l’on demande à Sylvain Labbé s’il ne veut pas participer au spectacle de la St-Jean-Baptiste à St-Ligori. Trop occupé par sa production viticole, il refuse. L’année suivante, sa conjointe Mylène Prévost (qui n'a pas oublié ce que l'on avait demander à son gentleman farmer) propose à la municipalité de réunir des jeunes pour participer aux festivités de la fête nationale. La municipalité accepte sa proposition. Elle réunit donc des jeunes de son coin, établit un répertoire et trouve un nom amusant, Les Rigolos de St-Ligo (admettez que c'est chouette). Je ne les ai encore jamais entendu mais l’on m’a rapporté que les jeunes s’exercent régulièrement (tous les lundis et parfois les vendredis aussi). Paraît qu’ils vont nous en mettre plein les oreilles à CFNJ. Sheena Paré-Queen, collaboratrice du 4@5 et de Radiotrad a assisté à quelques «pratiques» de l’ensemble et m’a dit que l’on se prépare sérieusement. Ils ont le souci du détail. À tel point qu’ils ont appris à répondre FRANQUETTE en chœur. Pas de doutes, ils seront prêts.

Il est réjouissant d’apprendre que des jeunes trippent sur la chanson traditionnelle. Je m’en étonne un peu à une époque où les radios destinées aux jeunes ne diffusent que du hip-hop. Je répète souvent qu’il serait souhaitable que partout au Québec, dans toutes les municipalités et villages, des enfants se réunissent pour chanter. Je sais que Sylvie Coutu a fondé un ensemble il y a quelques années avec de très jeunes enfants, Les P’tits Diablotins qui eux aussi participeront à la série cette année. Mylène Prévost, responsable des Rigolos de St-Ligo me disait l’été dernier que les camps de vacances sont des endroits tout indiqués pour apprendre aux enfants quelques chansons traditionnelles. J’espère que le passage des ces 2 groupes à la radio communautaire de St-Gabriel-de-Brandon encouragera d’autres jeunes à s’intéresser à notre répertoire de chansons folkloriques. Qui sait, peut-être que d’autres jeunes, fort de cet exemple, viendront chanter dans le studio théâtre l’an prochain.

Un auto-collant

Il y a des amateurs de trad qui m’écrivent occasionnellement (5 à 6 par jour). Sachez que c’est toujours un plaisir de recevoir vos courriels dans lesquels vous me faîtes part de vos réactions, vos commentaires, vos suggestions. Je réponds aussi à de nombreuses questions. Récemment par voie de courriels j’ai fait la connaissance de Sébastien, un grand amateur de musique traditionnelle que j’ai ensuite croisé quelques fois lors de lancements de disque. Il m’a appris qu’il est infographiste. Je lui ai demandé s’il était envisageable de faire un site et les collants eux-mêmes. J’essaie par un moyen ou un autre de financer mes activités. Je vous en reparle auto-collant sur lequel il serait écrit T-shirt, jean, baskets, c’est à la bonne FRANQUETTE. Il vérifie ce qu’il en coûte d’en produire quelques centaines et me rappellera ensuite. J’ai pensé vendre ces auto-collants quelques dollars pour m’aider à payer les frais d’opération du site.

4@5 du mercredi 7 novembre 2007

Tonus : L’Irlandais / Famille Cantin
Le cordonnier réorienté / La Part du Quêteux
Sam ti-get up / Hommage aux aînés
Passe moi donc / Les Cousins Branchaud
Ma mignonne / Famille Gariépy
Le reel de la chaise noire / Gilles Vigneault
Joli cœur / Vishten
La chanson des amants / Galant tu perds ton temps
Maluré soldat / Les Campagnards
Les trois jeunes garçons / Matapat
Trinque l’amourette / La Bottine Souriante
Choix du public : Le petit frisé / La Grande Virée (Lucette Joly)

Radioquizz : Nicolas fait jouer un extrait d’une chanson de la Bottine Souriante, Par un dimanche au soir, que vous devez compléter.

Réponse : J'ai pas entendu. En téléchargeant l'émission vous l'entendrez.

Prix : Album de Judy Richards, Du 7ème ciel, remis à Jacques Fontaine de St-Hyacinthe.

Nicolas a dit : que Jacques Fontaine, le gagnant de l'album, n’a aucun mérite puisque c’est sa femme derrière, qui lui a soufflé la réponse. Derrière chaque homme se cache une … (kekchose de même).

mercredi 7 novembre 2007

2 rappels pour Les Langues Fourchues


Evelyne Gélinas, Martin Langlais, Jean-François Branchaud, Pascal Béland

Les Langues Fourchues lançaient leur 3 ème album, Juste à point, au Cabaret du Roy dans le Vieux Montréal (un premier lancement de cet album avait eu lieu au CRAPO à St-Jean-de-Matha). C’était plein. Pleins d’amis, de parents, de musiciens, d’amateurs de musique traditionnelle. Je connaissais très bien l’album qu’Evelyne, flûteuse de l’ensemble, m’avait remis il y a quelques semaines. Je vous ai déjà dit tout le bien que j’en pensais. Sur ce même blogue j’ai écrit que la formation, dépouillée récemment de membres importants (Josiane Hébert et Nicolas Pellerin), avait su rebondir en produisant un cd super chouette, vivant, frais, ensoleillé. Nicolas Bellemare, qui n’a pas la même propension à s’enthousiasmer que moi, m’a dit que cet album est très très bon. Je ne l’entends pas me dire cela souvent. Croyez-moi, ce jeune homme a bon goût.

Lors de lancements à Montréal les groupes jouent 4, parfois 5 pièces de leur album. Ce soir le public en a eu le double. Imaginez, on a eu droit à 2 rappels !!! Détail amusant, le groupe avait mis dans un chapeau le nom des chansons. Le public était invité à piger. Rigolo, non ? Les gens assis aux tables attendaient avec fébrilité le titre de la prochaine pièce.

Les Langues Fourchues sont formées de Jean-François Branchaud, Evelyne Gélinas, Pascal Béland et d’un nouveau membre Martin Langlais. Ce dernier joue de l’accordéon et fait de la gigue. Je le voyais sur scène pour la première fois. Épatant ! Il a un sourire indécrochable et un sens de l’humour bon enfant et irrésistible. Une belle «acquisition» !

Je reproduis ici le texte que j’ai écrit le mois dernier.



jeudi 11 octobre 2007

Juste à point ? Mets-en !

Les Langues Fourchues lançaient leur troisième album vendredi dernier au CRAPO (centre régional d’animation du patrimoine oral). Quelques jours avant ce lancement Évelyne Gélinas, flûteuse de l’ensemble, m’avait remis l’album en me faisant promettre que si je n’assistais pas au lancement dans Lanaudière je serais présent au lancement à Montréal le 6 novembre prochain (lancement qui a lieu au Cabaret du Roy dans le Vieux Montréal). Je ne sais trop si je me suis engagé à ne parler de l’album qu’après le 6 novembre mais dans le cas où elle me reprocherait d’en avoir fait une critique prématurément je lui répondrai qu’elle ne s’est pas exprimée clairement et que Nicolas Bellemare a déjà fait part de ses impressions dans le cadre du 4@5 lundi dernier.

Juste à point, c’est le titre de l’album. Je vous disais que cet album est le troisième de leur discographie. Les Langues Fourchues ont eu, au fil des ans, à surmonter quelques départs douloureux. D’abord, après leur premier cd, Pierre-Luc Dupuis, figure de proue des LF, quittait le groupe pour se joindre à La Bottine Souriante. Lourde perte. Sur l’album suivant je découvrais une bonne accordéoniste et une v’limeuse de bonne chanteuse en Josiane Hébert qui remplaçait le beau Pierre-Luc. Josiane, elle aussi, annonce qu’elle quitte le groupe pour se consacrer à d’autres projets. Oh boy ! Y a pas que ça. Nicolas Pellerin décide à son tour de quitter Les Langues Fourchues. Il ne parvient plus à jouer à la fois pour les Langues Fourchues et le Bébert Orchestra. On peut comprendre qu’il ait choisi de continuer avec la gang à Lambert. Yves semble d’ailleurs beaucoup apprécié celui qu’il surnomme gentiment Bidou et ne manque pas de répéter qu’il est un allié de choix dans son orchestre. Well… Ne restait plus que Pascal Béland, Jean-François Branchaudet Evelyne Gélinas. Vous me direz que c’est déjà pas mal. Pas faux. N’empêche que le groupe se sentait un peu dépouillé et c’est pourquoi il s’est tourné vers Martin Langlais, accordéoniste et gigueur de talent, pour lui proposer une place au sein de la formation.

Avec tout ce mouvement je m’attendais à un album de transition, à un album moins bon que les précédents. Que Dieu me punisse. Comment ai-je pu les sous estimer ? Juste à point est un sapré bon album. Il est clair que sur le plan musical les membres originaux se sont tous améliorés depuis 5 ans. Tout spécialement Evelyne, qui avec sa flûte, joue avec beaucoup plus d’aplomb. Je remarque que son jeu a un effet rayonnant sur tout l’album. Elle est désormais l’une des bonnes flûteuses de la scène trad au Québec. Jean-François se distingue lui aussi sur ce nouvel album. Musicien polyvalent s’il en est un, Jean-François est maintenant le leader de cet ensemble. C’est la voix principale, ce qui n’étonne guère lorsque l’on connaît les albums précédents. Jean-François est un bon chanteur dont le potentiel n’a pas atteint sa pleine mesure, loin s’en faut. Dans quelques années il sera considéré comme l’un des 10 meilleurs chanteurs trad de la province. Il a une belle voix avec de la profondeur, de la rondeur, de la chaleur, de l’expression,… Souhaitons seulement qu’il ne soit pas arraché à cette formation. Qui sait si un jour ce ne sera pas Les Langues Fourchues qui seront en position pour faire du "pillage" dans d’autres ensembles.

Ce troisième album est enthousiasmant. Que oui. On y entend du rythme, de la couleur, du plaisir, de l’énergie. Sur 14 plages, on compte une dizaine de belles chansons. Parmi elles, il y en une de la Bolduc Aux chauffeurs d’automobiles. Il y a aussi quelques chansons humoristiques. Également une chanson a capella très réussie, Buvons chers camarades.
Si sur cet album Evelyne et Jean-François se partagent l’interprétation des chansons, sur leur prochain nous entendrons sûrement la voix singulière de Martin Langlais qui est une heureuse «acquisition» pour Les Langues Fourchues. Martin n’est membre que depuis quelques mois seulement. Je souligne que Juste à point est un autre album enregistré au Studio de la Côte Jaune à St-Côme. Combien en ont-ils produits cette année ? Ce que j’entends c’est qu’il s’y fait du bon travail.

Voici les Langues Fourchues
Jean-François Branchaud : violon, banjo, basse, pieds, voix et réponses
Pascal Béland : guitare, mandoline, réponses
Evelyne Gélinas : flûte traversière, flageolet, harmonica, voix, réponses
Martin Langlais : accordéons, gigue, réponses

4@5 du mardi 6 novembre 2007

Tonus : Diguedin / Les Charbonniers de l’enfer
La servante / Les Tireux d’Roches
Doublé cré mardi : Les parcomètres / Héritage familial
Les parcomètres / Les Batinses
La chanson du quêteux / La Bottine Souriante
Buvons chers camarades / Les Langues Fourchues
Les prisons de Nantes / La Grande Virée
Les larmes aux yeux / Le Vent du Nord
Hommage à Rock Proulx / Gaston Nolet
Les filles de Larochelle / Luc Laroche
Choix du public : De la belle ouvrage / De temps Antan (Marie-Laure Ménard)

Radioquizz : Dans quelle ville a été installé le tout premier parcomètre. Indices. Ville américaine. Ville où une tragédie a eu lieu en 1995.

Réponse : 16 juillet 1935 à Oklaoma city

Prix 1 : Cassette de Luc Laroche volume 1 gagnée par Michel Godin de St-Gabriel-de-Brandon.

Prix 2 : Le plus récent numéro du magazine Coup de pouce gagné par Françoise Gareau de St-Félix-de-Valois.

Nicolas a dit : rock’n roll entre 2 tounes, pas un mot de plus.

lundi 5 novembre 2007

La maman de Daniel Perron.

Sur l’heure du lunch aujourd’hui je suis allé au Salon Magnus Poirier sur Sherbrooke à Montréal où était exposée Mme.Thérèse Côté, mère du chanteur mathalois Daniel Perron, décédée il y a quelques jours. Daniel est le benjamin d’une famille nombreuse (J’ai cru en voir une dizaine sur une photo de famille). Après lui avoir présenté mes condoléances je lui ai dit que sur le blogue j’ai écrit vendredi que sa mère était friande de chansons à répondre et qu’il en avait sûrement apprises quelques unes d’elle. «Oui, oui. Le goût de chanter me vient de ma mère, pas un autre. La chanson c’est maman. Approche voir sa photo. Non seulement m’a-t-elle appris beaucoup de chansons que je chante encore aujourd’hui mais ma façon de me tenir, de bouger lorsque je chante c’est calqué sur ma mère». Parait que sa maman ne craignait pas de se donner en spectacle lors de réunions familiales. En quelques mots, il m'a fait le portrait de cette truculente chanteuse. «Tout le monde était assis un à côté de l’autre. Les chaises étaient appuyés aux murs. À tour de rôle les gens se levaient, s’avançaient d’un pas et chantait leur chanson. Ma mère, moins gênée, ouvraient souvent le tour de chants. C’est pas un pas qu’elle faisait mais quelques uns. Maman se plaçait au milieu de la pièce et en chantait 3 ou 4. C’était un moment attendu. Maman vivait ses chansons, gesticulait, regardait les gens droit dans les yeux». Elle avait le sens du spectacle ce qu’a bien retenu son plus jeune. Une cousine de sa mère m’a confirmé que Thérèse mettait beaucoup de piquant dans les partys de famille (y en faut pour mêler la peinture).

Daniel se souvient de sa toute première «prestation» familiale. C’était à la cabane à sucre alors qu’il n’avait que 5 ans et ne comptait à son répertoire qu’une seule chanson. On lui demande de la chanter. À l’autre bout de la table on cri que l’on ne l’entend pas. Sa mère l'interrompt, le fait monter sur sa chaise. Debout, il reprend sa chanson. C’est le triomphe. On l’applaudit sans ménagement. La sensation est grisante. Il l’a reprend une troisième fois avec autant de succès.

Je lui ai demandé quelle était selon lui la chanson qui identifiait le mieux sa très chère mère. "Sur la rue St-Urbain, m’a-t-il répondu". C’est l’une de mes préférés. On la retrouve sur le premier album de Daniel, Héritage familial vol. 1. Je la ferai jouer demain à CIBL en pensant à elle et à Daniel. Je rappelle que mon émission est diffusée tous les mardis soirs de 22h00 à 23h00, elle suit Tradosphère.


N’oubliez pas.

Lancement ce soir, mardi, au Cabaret du Roy dans le Vieux Montréal du plus récent album des Langues Fourchues, Juste à point. L’événement a lieu entre 18h00 et 20h00. M’en vais aux nouvelles.

Après le lancement il s’en trouvera pour prendre la direction du Vice & Versa sur St-Laurent. Pascal Jemme, organisateur de soirées jam tous les mardis n’y sera pas. C’est le violoneux André Brunet qui le remplace.

4@5 du lundi 5 novembre 2007

Tonus : Les filles à gros jarrets / De Temps Antan
La fille du vigneron / Yves Lambert
La femme du roullié / Les frères Beaudry
Le trompeur de filles / Belzébuth
Ma vache / Louis Racine
Ma vache / Hommage aux aînés
La petite vache noire / Baqqhus
Le reel à Gilbert Jalbert / Grav’Ô portes
La bonne femme Gendron / Le Rêve du Diable
Choix du public : La télévision / Famille Cantin (Réal Frappier)

Radioquizz : Quel a été le tout premier groupe à se produire dans le studio théâtre lors de la plus récente édition de la série TJB, c’est à la bonne franquette ?

Réponse : Famille Cantin

Prix : Une cassette du Grand Remous, J’aime ça quand ça grouille gagnée par Réal Frappier de Louiseville

Nicolas a dit : que Louis Racine lui a envoyé un courriel pour lui signifier qu’il était en studio pour l’enregistrement de son deuxième album. Louis Racine c’est l’agriculteur, bien marié, qui chante les navos.

vendredi 2 novembre 2007

...les chiens aboient.

Encore aujourd’hui quelqu’un m’a écrit pour me signifier son étonnement relativement au Félix qu’a gagné La Volée d’Castors pour son album du temps des fêtes. Au lancement de l’album des Frères Beudry quelqu’un me disait ne pas comprendre que le Félix du meilleur album traditionnel ait été remis à la VDC (un autre). Olivier Demers, en nomination avec Nicolas Boulerice, assis à côté, a interrompu gentiment l’échange en disant qu’il aurait aimé le gagner (évidemment) mais que ce choix fait par l’ADISQ se défendait parfaitement en rappelant que ce gala était organisé par l’industrie du disque et que l’un des éléments à prendre en compte au moment de faire le choix du gagnant c’est le volume des ventes (selon lui l’album du temps des fêtes s’est vendu 5 fois, peut-être 10 fois plus qu’un peu d’çi, un peu d’ça). "La Volée et les Charbonniers étaient les nominés les plus connus (parce que la notoriété d’un groupe ça compte), les Charbonniers l’ont gagné l’an passé, cette année la Volée, qui a fait de bonnes ventes le gagne cette année. Après tout les gars ont fait du bon travail. Bravo à la VDC. C’est un bon album de Noël, a-t-il dit en souriant". Je ne le sentais pas du tout amer. Je ne me souviens pas que le Félix du meilleur album traditionnel ait autant suscité de réactions. Ça fait jaser. La caravane passe, les chiens aboient, hihi.

Mes aïeux, groupe populaire dont les chansons s’inspirent de la musique traditionnelle (ce que précise le groupe à chacune des entrevues qu’il accorde voulant par là signifier qu’ils ne sont pas un band de musique traditionnelle), a gagné 3 Félix. Un premier comme meilleur groupe de l’année, un deuxième comme meilleur vendeur d’albums et un troisième pour la chanson populaire de l'année Dégénérations. Curieusement, cette chanson, qui est aujourd'hui sur toutes les lèvres, avait été accueillie froidement par certaines radios, selon un membre du groupe. Elle a été produite en 2003. Récompensée en 2007. J’ai entendu des gens me dire qu’un participant de Star Académie l’a chanté un dimanche soir à la télé ce qui aurait largement contribué à faire connaître cette chanson qui ne jouait jusque là que dans les radios communautaires et Radio Canada. Je souligne que dès 2003 des auditeurs à CFNJ nous demandaient régulièrement de la faire jouer. Faut croire que CFNJ n’a pas la portée de TVA.

J’ai appris plutôt cette semaine à la radio le décès de Mme. Thérèse Côté, mère du chanteur mathalois, Daniel Perron. Sheena Paré-Queen, recherchiste du 4@5 à CFNJ m’a écrit que Mme Côté est exposée au Salon Magnus Poirier sur la rue Sherbrooke près de la Place Versaille à Montréal ce dimanche, de 14h00 à 17h00, et le lendemain lundi, de 10h00 à 13h30. Le service est prévu lundi à 14h00 à l'Église St-Donat. Je présente mes plus sincères condoléances à Daniel et ses proches. Daniel m’a souvent raconté que sa mère était friande de chansons traditionnelles. Je crois me souvenir qu’il en a appris quelques unes de sa mère.

4@5 du vendredi 2 novembre

Tonus : Quand on est gêné / Les Frères Beaudry
J’ai vu, j’ai vu / Tu m’en diras tant
Le nez de Martin / La Volée d’Castors
Toujours en boisson / La Grande Virée
Ma bien aimée / La Souvenance Traditionnelle
Maricantitum / La Veillée est jeune
Pachelbel Paquette / Yves Lambert
Le coup de ma bouteille / La Ratoureuse
Choix du public : Le vilain tour (Jeannine Godard)


Radioquizz : Quelle est la première équipe américaine à devenir membre de la ligue nationale ?

Réponse : Bruins de Boston

Prix : Le cd des plus belles chansons de Noël interprétées par la chorale de l’Accueil Bonneau est remis à Daniel Julien de l’Assomption.

Nicolas a dit : que la question d’aujourd’hui est facile, c’est vendredi !!! Youhou !

Bienvenue à la Fromagerie Victoria

Récemment je vous dévoilais la programmation des vendredis folkloriques au Bar Pelletier de St-Côme. Y a autre chose. J’ai retrouvé, dans ma pile de papiers, une brochure publicitaire de la Fromagerie Victoria qui propose une programmation de spectacles traditionnels toute aussi intéressante. J’ai souvent entendu parlé de l’endroit, je n’y suis encore jamais allé. Sur leur site www.fromagerievictoria.com on nous présente un petit portrait de l’entreprise. On y fabrique et on y vend du fromage. On y tient un restaurant. Et dans ce restaurant on y présente des spectacles. La salle, où se produisent les groupes, selon ce que je puis voir sur le net, a l’air taillé sur mesure pour la tenue de spectacles trads.

Voici la programmation

10 nov : La Giroflée
24 nov : Hommage aux aînés
7 déc : La Volée d’Castors
15 déc : De Temps Antan
22 déc : Baqqhus
19 jan : La Tourmante
2 fév : Les Mononcles
16 fév : Commérages

Il en coûte 15 $ par spectacle. Il est possible de manger sur place en réservant au 819-752-6821. La Fromagerie Victoria est situé au 101, de l’Aqueduc, Victoriaville.

Un mot sur la Bottine

J’ai croisé le violoneux, David Boulanger, au lancement des frères Brunet lundi dernier au Petit Medley. Il joue avec La Part du Quêteux. Je l’ai félicité pour la nomination qu’a obtenu leur plus récent cd Paye la traite dans la catégorie meilleur album traditionnel de l’année au Prix de la musique folk canadienne. Une nomination méritée. David est aussi membre de la Bottine Souriante depuis janvier dernier, il remplace le violoneux André Brunet qui a quitté le groupe après une dizaine d’années de loyaux services. Je lui ai demandé par la même occasion si La Bottine Souriante a des projets (on me demande parfois si cette célèbre formation est moribonde). Il m’a dit qu’un album devrait être produit en 2008. Le plus récent album que la formation lanaudoise a produit J’ai jamais tant ri, remonte à 2003.

4@5 du jeudi 1er novembre

Tonus : Le mal de dent / Les Langues Fourchues
Les Cousinages / Genticorum
Complainte : La complainte du jour de l'an / Daniel Perron
Le petit moine / Les Charbonniers de l'enfer
Les coucous / Baqqhus
Va vite ma vieille / Grav'Ô portes
Le chant de l'alouette / Bardefou
Le ruisseau / Hommage aux aînés
Libido d'enfer / Norouet
La jambe alarte / Les Tireux d'Roches
Choix du public : Turelure / Les Cousins Branchaud (Jeannine Godard)
Pour se marier / Galant tu perds ton temps


Radioquizz : René Lévesques a animé une émission de télévision. Laquelle ?

Réponse : Point de mire

Prix : Une cassette du Grand Remous, J'aime ça quand ça grouille, a été gagnée par Benoît Riopel de Notre-Dame-des-Prairies.

Nicolas a dit : que René Lévesques a aussi déjà été Premier-Ministre du Québec.