Tonus : Les choux pis des melons / Entourloupe
Anatole et Manda / Grav’Ô Portes
Le vieux sauvage / Baqqhus
Cogne la, cogne / Les Chauffeurs à pieds
Le reel du forgeron / La Bottine Souriante
Dans le bon vieux temps / Rosine
Passe la bouteille / Les Langues Fourchues
Les larmes au yeux Le Vent du Nord
Embarque, débarque / Les Cireux d’semelles
Choix du public : La vielle et le matou / La Tuque Bleue
Euclide / La Part du Quêteux
samedi 10 mai 2008
vendredi 9 mai 2008
Les 4 fers en l'air
Ça y est. Il m’a envoyé un premier enregistrement de ce qu’il joue avec son « pote ». Je parle ici du Français Fabien Moulin qui m’a écrit le lien http://www.myspace.com/lesquatrefersenlair qui conduit à sa page myspace sur laquelle on peut entendre quelques pièces qu’il interprète avec le sympatique guitariste Bruno Desessard (un sapré noceur ce Bruno). Je rappelle que Fabien a mené de très sérieuses recherches ces 15 derniers mois afin de mettre le pied sur une planche qui convienne à ses talents de podorythmeur. Les oreilles exercées reconnaîtront que sa planche a été fabriquée par Frédéric Bourgeois, accordéoniste de La Volée d’Castors et l’un des meilleurs podorythmeurs de la province. Il est question que ce duo, Les 4 fers en l’air, vienne se produire à CFNJ dans le cadre de la série TJB c’est à la bonne franquette. Leur impressario m’a récemment signifié qu’ils seraient ravis de venir à St-Gabriel-de-Brandon si le temps leur en laisse le loisir. Les gars souhaitent durant leur séjour allé voir quelques matchs du Canadien.
Y a pas que les vaches
Une auditrice indignée m’a écrit aujourd’hui pour me faire savoir qu’elle n’est pas une vache de St-Damase, bien qu’elle écoute la musique traditionnelle diffusée à CFNJ entre 5h00 et 6h00 le matin. Sûrement une stripper qui rentre au p’tit matin après avoir émoustillée tout le club où elle danse en semaine, ai-je pensé. Ben non. C’est une Française prénommée Danielle qui écoute l’émission en direct à 11h00, heure de Paris. Elle n’en rate pas une. Elle télécharge tous les 4@5, tous les enregistrements de la série TJB,… Elle prévoit venir au Québec avec son conjoint Joel l’été prochain. Ils passeront quelques jours dans la région lanaudoise pour célébrer avec nous la St-Jean-Baptiste. Ils comptent aller voir des spectacles de Grav’Ô Portes et des Cousins Branchaud. Bon séjour les amis, peut-être se croisera-t-on ?
On cherche des musiciens pour la parade
Voici un message que m'a envoyé l'accordéoniste Gino Lavoie de Grav'Ô Portes.
Fête Nationale: cette année, nous serons à 3 endroits pour fêter la fête des québécois! Le 23 juin, ça se passe au parc Lafontaine, à partir de 16h00; le 24 juin au parc Athéna à partir de 16h00 et en après-midi du 24 juin avec une participation de la SPDTQ dans la parade officielle de la fête Nationale. Pour cette occasion, nous voulons monter un groupe d'au moins 20 musiciens et musiciennes qui suivra le char de la SPDTQ en musique! Nous prévoyons organiser des pratiques de musique les vendredi soir dans notre local "par la porte d'en arrière". Un répertoire de quelques pièces assez standart sera proposé bientôt. Préparez vos violons, accordéons, percussions et flûte...la fanfare Trad s'en vient! Vous pouvez dès maintenant me contacter pour en faire partie. Carmen au (514) 273-0880
Y a pas que les vaches
Une auditrice indignée m’a écrit aujourd’hui pour me faire savoir qu’elle n’est pas une vache de St-Damase, bien qu’elle écoute la musique traditionnelle diffusée à CFNJ entre 5h00 et 6h00 le matin. Sûrement une stripper qui rentre au p’tit matin après avoir émoustillée tout le club où elle danse en semaine, ai-je pensé. Ben non. C’est une Française prénommée Danielle qui écoute l’émission en direct à 11h00, heure de Paris. Elle n’en rate pas une. Elle télécharge tous les 4@5, tous les enregistrements de la série TJB,… Elle prévoit venir au Québec avec son conjoint Joel l’été prochain. Ils passeront quelques jours dans la région lanaudoise pour célébrer avec nous la St-Jean-Baptiste. Ils comptent aller voir des spectacles de Grav’Ô Portes et des Cousins Branchaud. Bon séjour les amis, peut-être se croisera-t-on ?
On cherche des musiciens pour la parade
Voici un message que m'a envoyé l'accordéoniste Gino Lavoie de Grav'Ô Portes.
Fête Nationale: cette année, nous serons à 3 endroits pour fêter la fête des québécois! Le 23 juin, ça se passe au parc Lafontaine, à partir de 16h00; le 24 juin au parc Athéna à partir de 16h00 et en après-midi du 24 juin avec une participation de la SPDTQ dans la parade officielle de la fête Nationale. Pour cette occasion, nous voulons monter un groupe d'au moins 20 musiciens et musiciennes qui suivra le char de la SPDTQ en musique! Nous prévoyons organiser des pratiques de musique les vendredi soir dans notre local "par la porte d'en arrière". Un répertoire de quelques pièces assez standart sera proposé bientôt. Préparez vos violons, accordéons, percussions et flûte...la fanfare Trad s'en vient! Vous pouvez dès maintenant me contacter pour en faire partie. Carmen au (514) 273-0880
À St-Jean-de-Matha ce week-end
Ce samedi Hommage aux Aînés se produit au Centre culturel de St-Jean-de-Matha. Pour des billets appelez André Lippé au 450-755-7885, c’est 10 piasses.
Je serai ce soir, vendredi, au CRAPO de St-Jean-de-Matha pour entendre Le Beau, Le Gros et L’Agrément. Des trois, on ne sait toujours pas qui se qualifie de beau. Si je me fie aux filles que je croise... C'est 12 $. 450-886-1515
4@5 du jeudi 8 mai 2008
Tonus : Le malaisé / La Famille Cantin
Le temps des déménagements / Les Batinses
Tout doucement / La Veillée Est Jeune
Vole mon amant, vole / La Famille Billette
Le pissenlit bricoleur / De Temps Antan
J’ai le cœur gai / Hommage aux Aînés
Le mal de dent / Le Diable dans la fourche
Pinson et Cendrouille / Genticorum
Les garçons de par chez nous / Mythes et Légendes
M’en revenant de St-Paulin-L’indécente / Les Tireux d’Roches
Choix du public : La sauvagesse de M. Aumont / Brunet & Beaudry
Le temps des déménagements / Les Batinses
Tout doucement / La Veillée Est Jeune
Vole mon amant, vole / La Famille Billette
Le pissenlit bricoleur / De Temps Antan
J’ai le cœur gai / Hommage aux Aînés
Le mal de dent / Le Diable dans la fourche
Pinson et Cendrouille / Genticorum
Les garçons de par chez nous / Mythes et Légendes
M’en revenant de St-Paulin-L’indécente / Les Tireux d’Roches
Choix du public : La sauvagesse de M. Aumont / Brunet & Beaudry
mercredi 7 mai 2008
Parce que pognée à rester sul campus
Le plus récent numéro de la Revue Québec Folklore publié par l’AQLF (association québécoise des loisirs folkloriques) est consacré à la danse traditionnelle. Sur la première page on peut voir Simone Voyer, spécialiste en danse traditionnelle de l’est du Canada que la journaliste Yaëlle Azoulay a rencontré il y a déjà 2 ans. Je me souviens avoir lu ses livres que m’avait prêté Marcel Ducharme il y a quelques années. Je n’ai pas lu chacune des pages car plusieurs sont très techniques et ne s’adressent qu’à des initiés mais je me souviens de pages où il était question de la place qu’occupait la danse en Nouvelle France. Dans l’un de ses livres elle raconte qu’au 18ème siècle un garçon qui souhaitait fréquenter les plus beaux salons de la haute société devait savoir danser, c’était une plume à son chapeau. Aujourd’hui ce même garçon devrait savoir parler anglais.
J’ai comme Yaëlle rencontré Mme Voyer chez elle dans le nord de Montréal il y a quelques années. Elle m’a parlé d’elle, de sa famille, d’éducation physique (qu’elle a longtemps enseigné) et bien sûr de danse traditionnelle. De tout ce qu’elle m’a confié j’ai surtout retenu les raisons qui l’on motivé à s’intéressé à la danse traditionnelle de chez nous. Avant d’en parler sachez que Mme Voyer a mis une trentaine d’années à écrire un livre savant sur la danse traditionnelle de l’est du Canada. Ce que m’a appris la jeune reporter c’est que le fruit de ses recherches ont constitué sa thèse de doctorat. Retenons que c’est un ouvrage majeur en cette matière, probablement le plus important.
Toujours est-il que l’intérêt qu’a développé Simone pour la danse traditionnelle remonte aux années 40 alors qu’elle menait des études de deuxième cycle en éducation physique à l’Université Columbia de New York. Si ma mémoire m’est encore fidèle je crois me souvenir que durant le temps des fêtes les étudiants américains retournaient célébrer avec leur famille et les étudiants étrangers, parce qu’éloignés de chez eux, demeuraient ensemble sur le campus. Un professeur de danse avait demandé aux étudiants « pognés à rester sur le campus » de montrer aux autres une danse de leur pays. Tous avaient une danse à proposer sauf…Simone. Humiliée devant ses pairs par sa méconnaissance de nos danses traditionnelles elle s’engage à les découvrir dès son retour. Yaëlle écrit que Mme. Voyer est revenue à l’Université Columbia 4 ans plus tard avec une troupe de 20 danseurs, les Folkloristes du Québec, ensemble qu’elle a dirigé 11 ans, pour bien marquer que chez elle il y a également de la danse traditionnelle.
Voici les titres des 3 ouvrages qu’elle a écrit sur la danse traditionnelle : La danse traditionnelle québécoise, La gigue et La danse traditionnelle dans l’est du Canada. Ces livres sont disponibles au bureau de l’AQLF à Montréal. http://www.quebecfolklore.qc.ca
J’ai comme Yaëlle rencontré Mme Voyer chez elle dans le nord de Montréal il y a quelques années. Elle m’a parlé d’elle, de sa famille, d’éducation physique (qu’elle a longtemps enseigné) et bien sûr de danse traditionnelle. De tout ce qu’elle m’a confié j’ai surtout retenu les raisons qui l’on motivé à s’intéressé à la danse traditionnelle de chez nous. Avant d’en parler sachez que Mme Voyer a mis une trentaine d’années à écrire un livre savant sur la danse traditionnelle de l’est du Canada. Ce que m’a appris la jeune reporter c’est que le fruit de ses recherches ont constitué sa thèse de doctorat. Retenons que c’est un ouvrage majeur en cette matière, probablement le plus important.
Toujours est-il que l’intérêt qu’a développé Simone pour la danse traditionnelle remonte aux années 40 alors qu’elle menait des études de deuxième cycle en éducation physique à l’Université Columbia de New York. Si ma mémoire m’est encore fidèle je crois me souvenir que durant le temps des fêtes les étudiants américains retournaient célébrer avec leur famille et les étudiants étrangers, parce qu’éloignés de chez eux, demeuraient ensemble sur le campus. Un professeur de danse avait demandé aux étudiants « pognés à rester sur le campus » de montrer aux autres une danse de leur pays. Tous avaient une danse à proposer sauf…Simone. Humiliée devant ses pairs par sa méconnaissance de nos danses traditionnelles elle s’engage à les découvrir dès son retour. Yaëlle écrit que Mme. Voyer est revenue à l’Université Columbia 4 ans plus tard avec une troupe de 20 danseurs, les Folkloristes du Québec, ensemble qu’elle a dirigé 11 ans, pour bien marquer que chez elle il y a également de la danse traditionnelle.
Voici les titres des 3 ouvrages qu’elle a écrit sur la danse traditionnelle : La danse traditionnelle québécoise, La gigue et La danse traditionnelle dans l’est du Canada. Ces livres sont disponibles au bureau de l’AQLF à Montréal. http://www.quebecfolklore.qc.ca
4@5 du mercredi 7 mai 2008
Tonus : Belle rose-Le reel écossais / La Volée d’Castors
Ces trois jeunes garçons / Matapat
Rwita / Le Bébert Orchestra
Les cent pas / Les Frères Beaudry
4 reels / Baqqhus
Passer du bon temps / Les Cousins Branchaud
M’en revenant de la Vendée / Bernard Simard
Voici le mois de mai / Hommage aux Aînés
Wô ! / Les Charbonniers de l’enfer
Choix du public : Ma bien aimée / La Souvenance Traditionnelle
Le reel à Gaétane / Breton-Cyr
Ces trois jeunes garçons / Matapat
Rwita / Le Bébert Orchestra
Les cent pas / Les Frères Beaudry
4 reels / Baqqhus
Passer du bon temps / Les Cousins Branchaud
M’en revenant de la Vendée / Bernard Simard
Voici le mois de mai / Hommage aux Aînés
Wô ! / Les Charbonniers de l’enfer
Choix du public : Ma bien aimée / La Souvenance Traditionnelle
Le reel à Gaétane / Breton-Cyr
On ne réinvente pas l'eau chaude
Ce soir le trio Genticorum participait à l’émission Tradosphère de CIBL. Vous pouvez téléchargez l’émission sur le site www.tradosphere.com Vous entendrez bien sûr des extraits de leur plus récent album La Bibournoise de même qu’une chanson et un reel que le groupe a joué en direct. Il s’est dit un paquet de truc durant cet entretien. Il a été notamment question de composition. Il est intéressant d’entendre Pascal Gemme expliquer comment il compose un reel. Si j’ai bien compris, les fois où il « jam » avec d’autres musiciens ce sont là autant d’occasions de faire du pillage dans le répertoire de chacun pour ensuite transformer ce qu’il a entendu à sa façon. Au fond se trouve-t-il une autre façon de composer, on ne réinvente rien comme l’expliquait l’ethnologue Robert Bouthillier dans un texte que j’ai le goût de reproduire tout de suite. Je reviens. J’ai retrouvé ce passage que l’on retrouve dans un mémoire qu’il a écrit à l’attention de la Ministre de la culture et dont j’ai souvent parlé dans ce blogue. En relisant l’extrait je me dis que cet extrait est encore plus pertinent que je ne l’imaginais. Est-ce que la composition peut se concilier avec la tradition ?
La tradition est par définition dynamique et évolutive. Elle va vers le futur en passant par le présent. Ce qui ne veut pas dire qu’elle aille dans tous les sens : elle est contrainte par un ensemble de facteurs qui tiennent à la fois de la psychologie humaine et du fonctionnement de toute société. Même lettrée, même savante, même lorsqu’elle se prétend iconoclaste, même quand elle revendique la création et la nouveauté, la culture est toujours peu créative et essentiellement répétitive. Les « créateurs » passent leur temps à réinventer l’eau chaude… : personne de construit une maison sans utiliser un plan établi selon des normes, des techniques, des écoles de pensée ; personne ne compose une chanson ou une symphonie en réinventant les lois de la poétique, de l’acoustique et de l’harmonie.
Bref, nous sommes tous contraints par des choses qui nous dépassent et auxquelles nous nous conformons depuis des siècles. Les écoles littéraires, les écoles de peinture, les courants artistiques ou musicaux, les religions, la politique… tous sont inscrits dans des traditions dont ils ne se « libèrent » que pour entrer dans d’autres.
Manquerai pas ça.
Attention, j’entends Nicolas, alors que je prends note des chansons qui jouent durant le 4@5 de CFNJ, nous dire que désormais une heure complète de musique traditionnelle jouera tous les jours de la semaine entre 5h et 6h…du matin. Ajustons nos cadrans. Je suis impatient de croiser quelqu’un qui me dira avoir écouté cette portion de la programmation. Peut-être quelques vaches à St-Damase éveillées qui attendent que les trayeuses s’agitent sous leurs pies.
4@5 du mardi 6 mai 2008
Tonus : Pourquoi donc faire des pas / La Famille Cantin
La Séraphine / Le Rêve du Diable
Doublé cré mardi : Le 20 d’avril / Galant tu perds ton temps
Le 20 d’avril / Genticorum
Toujours en boisson / La Grande Virée
Au bord de la fontaine / Le Vent du Nord
Ça r’tourne, ça r’vire / Grav’Ô portes
Buvons chers camarades / Les Langues Fourchues
Et en chantant / Légende
Choix du public : Le Curé Benjamin / Mauvais Sort
Le bégayeux / Ni Sarpe Ni Branche
La Séraphine / Le Rêve du Diable
Doublé cré mardi : Le 20 d’avril / Galant tu perds ton temps
Le 20 d’avril / Genticorum
Toujours en boisson / La Grande Virée
Au bord de la fontaine / Le Vent du Nord
Ça r’tourne, ça r’vire / Grav’Ô portes
Buvons chers camarades / Les Langues Fourchues
Et en chantant / Légende
Choix du public : Le Curé Benjamin / Mauvais Sort
Le bégayeux / Ni Sarpe Ni Branche
mardi 6 mai 2008
Photos au Chapeau Melon
La responsable du babillard folklorique de radiotrad.com Sheena Paré-Queen nous fait encore cette semaine cadeau d'un reportage sur notre belle scène traditionnelle lanaudoise. Le gratin folk trad lanaudois s'est réuni au Bistro Chapeau Melon un endroit tout indiqué pour un vernissage selon notre jeune reporter (elle a pris soin de nous laisser l'adresse du site web de ce bistro au bas de son article). Merci.
Vendredi dernier le personnel de Mémoire et Racines organisait un vernissage des photos prisent par Marcel Laprise lors du festival en 2007 au Bistro Chapeau Melon. Depuis son ouverture, le Bistro offre l'opportunité à des photographes d'exposer leurs oeuvres. Ces artistes sont souvent peu connus et peuvent donc bénéficier d'une visibilité. L'endroit était donc approprié pour exposer. Les chefs de secteur étaient les premiers conviés à ce 5 à 7 qui était une bonne occasion pour échanger à propos de la 14e édition du festival qui se déroulera à la fin du mois de juillet et pour le dévoilement des photos avec évidemment boisson à porter de la main !
Un petit discours a été prononcé. Court mais rempli d'émotion. Certains ont dit que de voir ces photos leur rappelaient que le festival 2007 fut à ce jour, le plus beau qu'ils ont connu.
Beaucoup d'artistes du milieu traditionnel étaient présents à cette soirée. J'ai toujours pour mon dire que le milieu folklorique est comme une "communauté", tout le monde se connaît, se côtoie. C'est tellement agréable.
Sur chaque photo il y a un artiste pris sur le vif sans cérémonie, une photo prise en spectacle à son insu sans doute mais qui représente tellement bien la personne. Je pense notamment à Bernard Simard avec son intensité lorsqu'il chante, Normand Miron avec son sourire et son charisme, Pierre Laporte avec sa simplicité, Sandy Silvas avec sa fougue lorsqu'elle danse et j'en passe.
Certaines photos peuvent sembler "étranges" à première vue mais pour ceux et celles qui connaissent ces artistes ils ne peuvent s'empêcher de sourire et dire; "comme ça peut bien le représenter celui-là !"
I
l y avait tellement de gens qui se sont déplacé pour ce vernissage que nous avions peine à bouger, déjà que le Bistro n'est pas très grand ! Un 5 à 7 fort agréable qui a permis de voir des gens qu'on ne voit pas souvent outre les événements organisé par Mémoire et Racines.
Je vous invite à aller voir cette exposition qui se tiens du 2 au 30 mai au Bistro Chapeau Melon situé au 397 rue St-Viateur à Joliette. 450-398-1083, http://bistrochapeaumelon.alimentation.officelive.com
Peut-être auront nous un vernissage édition 2008 l'an prochain.
Sheena Paré-Queen
Vendredi dernier le personnel de Mémoire et Racines organisait un vernissage des photos prisent par Marcel Laprise lors du festival en 2007 au Bistro Chapeau Melon. Depuis son ouverture, le Bistro offre l'opportunité à des photographes d'exposer leurs oeuvres. Ces artistes sont souvent peu connus et peuvent donc bénéficier d'une visibilité. L'endroit était donc approprié pour exposer. Les chefs de secteur étaient les premiers conviés à ce 5 à 7 qui était une bonne occasion pour échanger à propos de la 14e édition du festival qui se déroulera à la fin du mois de juillet et pour le dévoilement des photos avec évidemment boisson à porter de la main !
Un petit discours a été prononcé. Court mais rempli d'émotion. Certains ont dit que de voir ces photos leur rappelaient que le festival 2007 fut à ce jour, le plus beau qu'ils ont connu.
Beaucoup d'artistes du milieu traditionnel étaient présents à cette soirée. J'ai toujours pour mon dire que le milieu folklorique est comme une "communauté", tout le monde se connaît, se côtoie. C'est tellement agréable.
Sur chaque photo il y a un artiste pris sur le vif sans cérémonie, une photo prise en spectacle à son insu sans doute mais qui représente tellement bien la personne. Je pense notamment à Bernard Simard avec son intensité lorsqu'il chante, Normand Miron avec son sourire et son charisme, Pierre Laporte avec sa simplicité, Sandy Silvas avec sa fougue lorsqu'elle danse et j'en passe.
Certaines photos peuvent sembler "étranges" à première vue mais pour ceux et celles qui connaissent ces artistes ils ne peuvent s'empêcher de sourire et dire; "comme ça peut bien le représenter celui-là !"
I
l y avait tellement de gens qui se sont déplacé pour ce vernissage que nous avions peine à bouger, déjà que le Bistro n'est pas très grand ! Un 5 à 7 fort agréable qui a permis de voir des gens qu'on ne voit pas souvent outre les événements organisé par Mémoire et Racines.
Je vous invite à aller voir cette exposition qui se tiens du 2 au 30 mai au Bistro Chapeau Melon situé au 397 rue St-Viateur à Joliette. 450-398-1083, http://bistrochapeaumelon.alimentation.officelive.com
Peut-être auront nous un vernissage édition 2008 l'an prochain.
Sheena Paré-Queen
4@5 du lundi 5 mai 2008
Tonus : Les filles du Canada / Hommage aux Aînés
J’aurais ben dû rester garçon / Mythes et Légendes
Marions-nous / Belzébuth
Joli cœur / Vishten
Le pommeau / Genticorum
C’est ben dommage / De Temps Antan
Trois navires de blé / Tu m’en diras tant
Malenlire / Baqqhus
Choix du public : L’as-tu fait dépignoler / Les Jeteurs de sorts
Belle Rose / Les Frères Pellerin
J’aurais ben dû rester garçon / Mythes et Légendes
Marions-nous / Belzébuth
Joli cœur / Vishten
Le pommeau / Genticorum
C’est ben dommage / De Temps Antan
Trois navires de blé / Tu m’en diras tant
Malenlire / Baqqhus
Choix du public : L’as-tu fait dépignoler / Les Jeteurs de sorts
Belle Rose / Les Frères Pellerin
samedi 3 mai 2008
La Bibournoise de Genticorum
La Bibournoise. C’est à la fois le titre de l’album et de la plus belle chanson de cette autre succulente production. Genticorum a lancé cet album plutôt cette semaine. On reconnaît le trio et leur musique. Les amateurs ne seront pas déroutés par ce nouvel enregistrement, le troisième à leur discographie. Fait à noter, la composition de l’ensemble demeure intacte. Il n’y a pas eu de mouvements au sein de l’ensemble depuis leurs débuts. Sur la scène traditionnelle c’est plutôt rare. Connaissez-vous un autre groupe qui affiche une telle stabilité ? Je serais bien embêté de vous nommer une seule formation traditionnelle qui après un troisième album n’a vu personne quitter le groupe. Je pense aux Cousins Branchaud. Les mêmes gars ont participé à leurs 3 plus récents albums. Y en a d’autres ? Enfin, retenez que c’est rare. Je sais que le groupe va participer à l’émission Tradosphère mardi prochain. J’aimerais entendre Marc Bolduc ou Christiane Campagna leur demander s’il leur arrive parfois de songer à intégrer un nouveau membre à leur groupe. Pas que leur musique m’ennuie et se répète d’un album à l’autre mais un nouveau musicien apporte généralement une autre couleur musicale par de nouveaux arrangements, notamment. Pour en revenir à Tradosphère où il a été question de l’album cette semaine Marc disait que ce trio était une bonne « mesure étalon » de ce que la scène traditionnelle montréalaise avait à proposer en 2008. C’est une sorte de repère ou même de référence. Je souscris tout à fait à cela (et à tout ce qu’il dit anyway).
Et l’album dans tout ça ? Il est bon. Très bon (les p’tits gars sont doués). Le trio est égal à lui-même sur le plan musical et meilleur sur le plan vocal. D’ailleurs, la chanson titre de l’album, chanson a capela, en est une belle illustration. Y a rien qui retrousse, c’est impeccable. Je souligne que le texte de cette chanson fait image. Je me disais que seul Obélix saurait composer avec La Bibournoise. Vous l’écouterez, je vous répète qu’elle est succulente.
Je posais l’autre soir à Pascal Gemme la même question que pose tous les journalistes aux artistes qui viennent de lancer un album. En quoi cet album se distingue du précédent ? «C’est un album que l’on a enregistré tous ensemble, en même temps, sans le foutu clic. On a donc pas enregistré chacun sa track avec son instrument. Si bien qu’ après une trentaine d’heures en studio l’album était réalisé. Je préfère cette façon d’enregistrer et ça prend deux fois moins de temps.» Et ma foie, le résultat est tout aussi bon. La Bibournoise a été produit au fameux studio du chemin 4 à Joliette.
Y a sur l’album une moitié de pièces instrumentales et une autre moitié de chansons, l’équilibre quoi ! Si La Bibournoise est ma préférée, une autre m’a beaucoup plu, Le moine blanc chanté par Yann Falquet, la première qu’il interprète à ma connaissance. J’y vas mon train est une autre belle chanson, une complainte bien arrangée. Une autre, Pinson et cendrou m’a rappelé Pinci pincette, chanson bien connue que l’on retrouve sur le premier album de La Bottine Souriante Y a bien du changement. La version qu’ils en font est musicale alors que Gilles Cantin la chantait a capela et le texte que nous chante Alexandre de Grosbois-Garant n’est pas identique mais a des airs de famille.
Yann Falquet: guitare et guimbarde
Pascal Gemme: violon et pieds
Alexandre de Grobois-Garant: flûte traversière et basse
Et l’album dans tout ça ? Il est bon. Très bon (les p’tits gars sont doués). Le trio est égal à lui-même sur le plan musical et meilleur sur le plan vocal. D’ailleurs, la chanson titre de l’album, chanson a capela, en est une belle illustration. Y a rien qui retrousse, c’est impeccable. Je souligne que le texte de cette chanson fait image. Je me disais que seul Obélix saurait composer avec La Bibournoise. Vous l’écouterez, je vous répète qu’elle est succulente.
Je posais l’autre soir à Pascal Gemme la même question que pose tous les journalistes aux artistes qui viennent de lancer un album. En quoi cet album se distingue du précédent ? «C’est un album que l’on a enregistré tous ensemble, en même temps, sans le foutu clic. On a donc pas enregistré chacun sa track avec son instrument. Si bien qu’ après une trentaine d’heures en studio l’album était réalisé. Je préfère cette façon d’enregistrer et ça prend deux fois moins de temps.» Et ma foie, le résultat est tout aussi bon. La Bibournoise a été produit au fameux studio du chemin 4 à Joliette.
Y a sur l’album une moitié de pièces instrumentales et une autre moitié de chansons, l’équilibre quoi ! Si La Bibournoise est ma préférée, une autre m’a beaucoup plu, Le moine blanc chanté par Yann Falquet, la première qu’il interprète à ma connaissance. J’y vas mon train est une autre belle chanson, une complainte bien arrangée. Une autre, Pinson et cendrou m’a rappelé Pinci pincette, chanson bien connue que l’on retrouve sur le premier album de La Bottine Souriante Y a bien du changement. La version qu’ils en font est musicale alors que Gilles Cantin la chantait a capela et le texte que nous chante Alexandre de Grosbois-Garant n’est pas identique mais a des airs de famille.
Yann Falquet: guitare et guimbarde
Pascal Gemme: violon et pieds
Alexandre de Grobois-Garant: flûte traversière et basse
4@5 du 2 mai 2008
Tonus : Jean-Baptiste Côté / Les Langues Fourchues
Ermine / Vishten
La lurette en colère / Les Frères Pellerin
La jument de Mishao / Justine et Sévrin
Dans Paris y a une brune / Les Cousins Branchaud
La chasse au gibier / Chasse Galerie
Va vite ma vieille / Grav’Ô portes
La femme du roulier / Les Frères Beaudry
La vieille boîteuse / Le Grand Remous
Le reel du topinenbour / La Grand Voile
Choix du public : Le cabaretier / Bernard Simard
Le Cotillon / Mythes et Légendes
Ermine / Vishten
La lurette en colère / Les Frères Pellerin
La jument de Mishao / Justine et Sévrin
Dans Paris y a une brune / Les Cousins Branchaud
La chasse au gibier / Chasse Galerie
Va vite ma vieille / Grav’Ô portes
La femme du roulier / Les Frères Beaudry
La vieille boîteuse / Le Grand Remous
Le reel du topinenbour / La Grand Voile
Choix du public : Le cabaretier / Bernard Simard
Le Cotillon / Mythes et Légendes
vendredi 2 mai 2008
Métier : violoneux
Chaque mardi Christiane Campagna, chroniqueuse à l’émission Tradosphère nous présente un métier, une profession ou une occupation d’autrefois. Cette semaine Christiane nous parle du violoneux, personnage central pour chaque communauté qu’elle dit presque aussi important que le curé et peut-être son rival le plus gênant car ce que le curé interdisait était salué par le violoneux.
Au 17 ème siècle le violon était sans doute l’instrument de musique le plus important car plus que les autres le violon était le meilleur pour faire danser. Avant que ne soit inventé le phonographe et les tables tournantes, le violoneux était de toutes les danses. Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que ses services étaient systématiquement réclamés pour les noces. D’ailleurs lors de mariages, on lui accordait tous les égards dû à son rang si l’on en juge la place qu’il occupait dans le cortège de voitures qui menait à la réception. On le faisait asseoire dans la 3ème voiture, derrière celle des mariés et des témoins d’honneur. Sa place n’était pas moins bonne lors du repas puisque souvent il était assis à la table d’honneur avec les mariés. C’est lui que l’on servait le premier lorsque l’on faisait circuler la bouteille. Paraît même que dans certaines localités le violoneux faisait partie de la parade de la St-Jean-Baptiste. Marc Bolduc, animateur de l’émission, a raconté que si au Québec la pratique du violon n’était pas bien vu par le clergé, au Cape Breton cependant, des violoneux majeurs qui ont publié des catalogues de morceaux étaient des curés. Christiane nous confie ensuite que pour réserver les services d’un violoneux les gens hissaient devant chez eux un drapeau blanc !!!
Un mot sur la radio. L’avènement de celle-ci a d’abord eu comme effet d’uniformiser la façon de jouer du violon mais également de créer une hiérarchisation entre les violoneux. Il y avait ceux qui jouaient à la radio et ceux qui n’y jouaient pas. Autre chose. Un bon violoneux savait taper du pied. Cela donnait du rythme aux danses.
Marc Bolduc a fait jouer durant l’émission un reel interprété par Louis «pitou» Boudreault. Il faut entendre le violoneux, avant qu’il ne le joue, raconter combien sa mère fut peinée de le surprendre plus jeune en train de jouer du violon. La réputation des violoneux était plutôt mauvaise. On les croyait tous ivrognes.
En allant sur le site de Tradosphère vous trouverez l’enregistrement de leur plus récente émission. C’est toujours bon. www.tradosphere.com
Bande de chanteux !
J’ai reçu un courriel de l’enthousiaste Robert Payant qui m’informe que demain vendredi à la Maison Valois de Vaudreuil se tient une soirée de chants traditionnels tenue par les Chanteux de Saint-Joseph-du-Lac. Emmenez vos amis, votre bonne humeur et quelques chansons. La première chanson sera entonnée à 20h00.
La Maison Valois est sise au 331 avenue Saint-Charles à Vaudreuil-Dorion.
Sortie 35 de l’autoroute Félix-Leclerc (40), direction centre-ville. Passez devant l’église historique Saint-Michel, ensuite devant le campus de la Cité des Jeunes et vous arriverez 300 mètres plus loin devant la croix de chemin indiquant l’entrée du stationnement de la Maison Valois.
Au 17 ème siècle le violon était sans doute l’instrument de musique le plus important car plus que les autres le violon était le meilleur pour faire danser. Avant que ne soit inventé le phonographe et les tables tournantes, le violoneux était de toutes les danses. Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que ses services étaient systématiquement réclamés pour les noces. D’ailleurs lors de mariages, on lui accordait tous les égards dû à son rang si l’on en juge la place qu’il occupait dans le cortège de voitures qui menait à la réception. On le faisait asseoire dans la 3ème voiture, derrière celle des mariés et des témoins d’honneur. Sa place n’était pas moins bonne lors du repas puisque souvent il était assis à la table d’honneur avec les mariés. C’est lui que l’on servait le premier lorsque l’on faisait circuler la bouteille. Paraît même que dans certaines localités le violoneux faisait partie de la parade de la St-Jean-Baptiste. Marc Bolduc, animateur de l’émission, a raconté que si au Québec la pratique du violon n’était pas bien vu par le clergé, au Cape Breton cependant, des violoneux majeurs qui ont publié des catalogues de morceaux étaient des curés. Christiane nous confie ensuite que pour réserver les services d’un violoneux les gens hissaient devant chez eux un drapeau blanc !!!
Un mot sur la radio. L’avènement de celle-ci a d’abord eu comme effet d’uniformiser la façon de jouer du violon mais également de créer une hiérarchisation entre les violoneux. Il y avait ceux qui jouaient à la radio et ceux qui n’y jouaient pas. Autre chose. Un bon violoneux savait taper du pied. Cela donnait du rythme aux danses.
Marc Bolduc a fait jouer durant l’émission un reel interprété par Louis «pitou» Boudreault. Il faut entendre le violoneux, avant qu’il ne le joue, raconter combien sa mère fut peinée de le surprendre plus jeune en train de jouer du violon. La réputation des violoneux était plutôt mauvaise. On les croyait tous ivrognes.
En allant sur le site de Tradosphère vous trouverez l’enregistrement de leur plus récente émission. C’est toujours bon. www.tradosphere.com
Bande de chanteux !
J’ai reçu un courriel de l’enthousiaste Robert Payant qui m’informe que demain vendredi à la Maison Valois de Vaudreuil se tient une soirée de chants traditionnels tenue par les Chanteux de Saint-Joseph-du-Lac. Emmenez vos amis, votre bonne humeur et quelques chansons. La première chanson sera entonnée à 20h00.
La Maison Valois est sise au 331 avenue Saint-Charles à Vaudreuil-Dorion.
Sortie 35 de l’autoroute Félix-Leclerc (40), direction centre-ville. Passez devant l’église historique Saint-Michel, ensuite devant le campus de la Cité des Jeunes et vous arriverez 300 mètres plus loin devant la croix de chemin indiquant l’entrée du stationnement de la Maison Valois.
4@5 du jeudi 1er mai 2008
Tonus : Lundi, mardi, jours de mai / Les Charbonniers de l’enfer
Rosette / Le Vent du Nord
Complainte du jeudi : J’y va mon train / Genticorum
Le reel de Célestin à Jos / Vent Arrière
Sur la rivière / Les Campagnards
Dimanche dernier / De Temps Antan
Dans le rang de gravier / La Ratoureuse
Parler d’amour / Claude Méthé
Choix du public : La tour / La Volée d’Castors
Le cordonnier / La Grand Débâcle
Rosette / Le Vent du Nord
Complainte du jeudi : J’y va mon train / Genticorum
Le reel de Célestin à Jos / Vent Arrière
Sur la rivière / Les Campagnards
Dimanche dernier / De Temps Antan
Dans le rang de gravier / La Ratoureuse
Parler d’amour / Claude Méthé
Choix du public : La tour / La Volée d’Castors
Le cordonnier / La Grand Débâcle
jeudi 1 mai 2008
Une défaite du CH qui me laisse sans voix
Hier à l’émission Tape la galette j’ai fait un doublé (deux interprétations d’une même chanson). Deux fois les auditeurs se tapent la même toune à 22h30 tous les mardis. Hier je proposais une chanson écrite par Jean-Paul Filion, M. Guindon. Fait à noter cette chanson popularisée par Jacques Labrecque a été bannie des ondes en raison de la nature grossière du texte. Qui s’en soucie aujourd’hui (n’empêche que je serais intéressé de connaître celles à qui l’on refuse une diffusion) ? Toujours est-il que M. Guindon a été reprise avec beaucoup de goût par notre folk star provinciale Bernard Simard. Je reproduis ici une très courte biographie de Jacques Labrecque, figure emblématique de la chanson traditionnelle québécoise dont j’ignorais tout de son parcours.
Labrecque, Jacques. Baryton, folkloriste, conteur, producteur, éditeur, ethnologue (Saint-Benoît, près Montréal, 8 juin 1917 - Longueuil, QC, 18 mars 1995). C'est sur la ferme de ses parents qu'il prit goût à la belle chanson. À Montréal, il étudia l'art vocal avec Céline Marier, Henri Pontbriand et Roger Filiatrault, le répertoire français avec Marie-Thérèse Paquin et l'harmonie avec Oscar O'Brien qui lui fit partager son enthousiasme pour le folklore canadien-français. À 17 ans, Labrecque débuta avec succès comme ténor et interprète de chansons à des émissions comme « Le Réveil rural » à la radio de la SRC. Il tint le rôle de Rigobert dans Les Mousquetaires au couvent de Varney aux Variétés lyriques en 1937. En 1946, il signa un contrat de trois ans avec National Concerts and Artists de New York, et effectua une tournée en Acadie. En 1949, il représenta le Canada à un festival international de folklore à Venise, et, dès lors, se consacra à l'interprétation et à la diffusion de la chanson folklorique. Il séjourna sept ans en Europe, principalement à Paris (1951-56) où il chanta avec la troupe de Robert Dhéry, au théâtre des Variétés.
Il fit de nombreuses tournées pour l'Alliance française, parut à la radio et à la télévision de l'ORTF et de la BBC, et chanta à l'Hippodrome de Londres. Avec le pianiste Jean Guillou, il donna 80 concerts pour les JMC (1955-56) puis se fixa à Montréal où il continua à chanter tout en étant producteur et éditeur des disques Musicana. En plus du folklore français et canadien, il a interprété les chansons de compositeurs qu'il a contribué à faire connaître, sinon à révéler, tels que Jean-Paul Filion (« La Parenté »), Gilles Vigneault (« Jos Monferrand ») et Laurence Lepage (« Kino l'Indien »). Il obtint un vif succès au Festival de Stratford, Ont. (1958), et au Festival de folklore Mariposa (1961).
Après une autre tournée JMC (1970-72), comportant un spectacle audio-visuel sur le folklore, il retourna à Paris comme boursier du gouvernement français (1972-75). Il enseigna le répertoire des chansons du Canada français à des étudiants en rééducation psycho-motrice à l'Université de Paris VI, tout en donnant de nombreux récitals en France et dans d'autres pays, notamment en Belgique où il se produisit au Centre culturel canadien à Bruxelles ainsi qu'au camp des JM de Belgique. À l'une de ces occasions, La Cité (Bruxelles, 7 mars 1974) écrivait : « Avec un naturel, une verve et une voix magnifique de douceur ou de force ou de gouaille; excellent mime, comédien spontané, celui qui est sans doute le plus vraiment canadien des chanteurs canadiens, Jacques Labrecque rend toute leur séduction rêveuse aux couplets du vieux Québec... Il fait vibrer splendidement juste l'âme du Canada de toujours. »
Après son retour de Paris en 1975, Labrecque se retira aux Éboulements, dans le région de Charlevoix, Québec. Pendant l'été 1976, il présenta à la SRC une série de 14 émissions d'une demi-heure, « Chansons voltigeantes... chansons dolentes », consacrées aux différentes versions de chansons de folklore. Il se produisit au Grand Théâtre de Québec en décembre 1979. À partir des années 1980, il a dirigé les Éditions et Disques Patrimoine qui ont publié ses enregistrements, ceux de Jean Carignan et d'autres, ainsi que la collection « Géographie sonore du Québec », sorte d'anthologie du folklore de chacune des régions de la province. On y trouve des chansons recueillies notamment par Ernest Gagnon, Marius Barbeau et Carmen Roy. Plusieurs des quelque 15 enregistrements déjà parus en 1991 incluent aussi un guide d'informations. Aux Éboulements, Labrecque dirige la Galerie du patrimoine qui expose des peintres et divers documents relatifs au patrimoine de la région. Il y anime les « Veillées de contes espéciales » qui attirent les visiteurs. La voix souple et expressive de Labrecque, son tempérament jovial, son humour et sa facilité de contact avec le public ont fait de lui une personnalité de premier plan, que l'on a comparée tantôt à Burl Ives, tantôt à l'acteur Raimu. Il est membre de la Société d'ethnographie française de Paris.
Labrecque, Jacques. Baryton, folkloriste, conteur, producteur, éditeur, ethnologue (Saint-Benoît, près Montréal, 8 juin 1917 - Longueuil, QC, 18 mars 1995). C'est sur la ferme de ses parents qu'il prit goût à la belle chanson. À Montréal, il étudia l'art vocal avec Céline Marier, Henri Pontbriand et Roger Filiatrault, le répertoire français avec Marie-Thérèse Paquin et l'harmonie avec Oscar O'Brien qui lui fit partager son enthousiasme pour le folklore canadien-français. À 17 ans, Labrecque débuta avec succès comme ténor et interprète de chansons à des émissions comme « Le Réveil rural » à la radio de la SRC. Il tint le rôle de Rigobert dans Les Mousquetaires au couvent de Varney aux Variétés lyriques en 1937. En 1946, il signa un contrat de trois ans avec National Concerts and Artists de New York, et effectua une tournée en Acadie. En 1949, il représenta le Canada à un festival international de folklore à Venise, et, dès lors, se consacra à l'interprétation et à la diffusion de la chanson folklorique. Il séjourna sept ans en Europe, principalement à Paris (1951-56) où il chanta avec la troupe de Robert Dhéry, au théâtre des Variétés.
Il fit de nombreuses tournées pour l'Alliance française, parut à la radio et à la télévision de l'ORTF et de la BBC, et chanta à l'Hippodrome de Londres. Avec le pianiste Jean Guillou, il donna 80 concerts pour les JMC (1955-56) puis se fixa à Montréal où il continua à chanter tout en étant producteur et éditeur des disques Musicana. En plus du folklore français et canadien, il a interprété les chansons de compositeurs qu'il a contribué à faire connaître, sinon à révéler, tels que Jean-Paul Filion (« La Parenté »), Gilles Vigneault (« Jos Monferrand ») et Laurence Lepage (« Kino l'Indien »). Il obtint un vif succès au Festival de Stratford, Ont. (1958), et au Festival de folklore Mariposa (1961).
Après une autre tournée JMC (1970-72), comportant un spectacle audio-visuel sur le folklore, il retourna à Paris comme boursier du gouvernement français (1972-75). Il enseigna le répertoire des chansons du Canada français à des étudiants en rééducation psycho-motrice à l'Université de Paris VI, tout en donnant de nombreux récitals en France et dans d'autres pays, notamment en Belgique où il se produisit au Centre culturel canadien à Bruxelles ainsi qu'au camp des JM de Belgique. À l'une de ces occasions, La Cité (Bruxelles, 7 mars 1974) écrivait : « Avec un naturel, une verve et une voix magnifique de douceur ou de force ou de gouaille; excellent mime, comédien spontané, celui qui est sans doute le plus vraiment canadien des chanteurs canadiens, Jacques Labrecque rend toute leur séduction rêveuse aux couplets du vieux Québec... Il fait vibrer splendidement juste l'âme du Canada de toujours. »
Après son retour de Paris en 1975, Labrecque se retira aux Éboulements, dans le région de Charlevoix, Québec. Pendant l'été 1976, il présenta à la SRC une série de 14 émissions d'une demi-heure, « Chansons voltigeantes... chansons dolentes », consacrées aux différentes versions de chansons de folklore. Il se produisit au Grand Théâtre de Québec en décembre 1979. À partir des années 1980, il a dirigé les Éditions et Disques Patrimoine qui ont publié ses enregistrements, ceux de Jean Carignan et d'autres, ainsi que la collection « Géographie sonore du Québec », sorte d'anthologie du folklore de chacune des régions de la province. On y trouve des chansons recueillies notamment par Ernest Gagnon, Marius Barbeau et Carmen Roy. Plusieurs des quelque 15 enregistrements déjà parus en 1991 incluent aussi un guide d'informations. Aux Éboulements, Labrecque dirige la Galerie du patrimoine qui expose des peintres et divers documents relatifs au patrimoine de la région. Il y anime les « Veillées de contes espéciales » qui attirent les visiteurs. La voix souple et expressive de Labrecque, son tempérament jovial, son humour et sa facilité de contact avec le public ont fait de lui une personnalité de premier plan, que l'on a comparée tantôt à Burl Ives, tantôt à l'acteur Raimu. Il est membre de la Société d'ethnographie française de Paris.
4@5 du mercredi 30 avril 2008
Tonus : La belle rose du printemps / Hommage aux Aînés
Quand j’étais chez mon père / Chant de l’Aïeul
Donne-z-y du rhum / Tu m’en diras tant
La fille du vigneron / Bébert Orchestra
La chanson des amants / Galant tu perds ton temps
La belle Catherine-Le step à Ti-Phonse-Le reel à Toto / Celtic Fiddle Festival
Marie la chamelle / Les Chauffeurs à pieds
Le talent court / Gwazigan
Choix du public : Les voyageurs / La Famille Gariépy
Un p’tit coup mesdames / la Bottine Souriante
Je n’ai pas de barbe au menton /Les Cailloux
Quand j’étais chez mon père / Chant de l’Aïeul
Donne-z-y du rhum / Tu m’en diras tant
La fille du vigneron / Bébert Orchestra
La chanson des amants / Galant tu perds ton temps
La belle Catherine-Le step à Ti-Phonse-Le reel à Toto / Celtic Fiddle Festival
Marie la chamelle / Les Chauffeurs à pieds
Le talent court / Gwazigan
Choix du public : Les voyageurs / La Famille Gariépy
Un p’tit coup mesdames / la Bottine Souriante
Je n’ai pas de barbe au menton /Les Cailloux
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